Au Gabon, le projet de fer de Belinga, situé dans le nord-est du pays, suscite l’intérêt de plus de quarante investisseurs internationaux. Selon l’opérateur australien Fortescue, ces partenaires venus notamment d’Europe, de Chine, des États-Unis et d’Australie ont rencontré les autorités gabonaises le 28 septembre à Libreville.
Conduite par Andrew Forrest, fondateur et président exécutif de Fortescue, la délégation a échangé avec le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, et dix ministres, dont Sosthène Nguema Nguema, en charge des Mines. Les discussions ont porté sur les différentes composantes du projet : exploitation du gisement de fer, construction d’une ligne ferroviaire pour le transport du minerai, développement d’un port en eau profonde et infrastructures énergétiques.
Fortescue ne précise toutefois pas l’identité des entreprises, fonds ou institutions financières représentés. Le groupe indique seulement que les participants viennent notamment de Suisse, de Belgique, de Chine, des États-Unis et d’Australie. Cette mobilisation intervient alors que Fortescue prépare la décision finale d’investissement du projet et vise une première expédition commerciale de minerai à l’horizon 2030. Depuis 2022, le groupe affirme avoir engagé plus de 250 milliards de FCFA dans l’exploration, les études techniques et les premières infrastructures.
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Fortescue accélère parallèlement son programme de forage. Le 24 septembre, le groupe a annoncé la reconduction de son contrat avec Capital Limited afin de doubler le nombre de foreuses mobilisées sur Belinga, de cinq à dix unités. Découvert en 1955, le gisement disposerait de ressources estimées entre 700 millions et 1 milliard de tonnes, avec une teneur en fer comprise entre 60 % et 65 %.
Son développement a longtemps été freiné par l’absence d’infrastructures permettant notamment d’évacuer le minerai. La relance du projet s’est accélérée depuis 2022. Après un premier accord avec l’État gabonais, Fortescue a obtenu un permis de recherche en décembre 2023. Un nouvel accord conclu en janvier 2026 a ouvert la voie à la préparation de son développement industriel.
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