En République centrafricaine, le Comité national économique et financier (CNEF) signale une légère reprise des activités économiques à fin septembre 2024, en rapport essentiellement avec l'amélioration de la situation sécuritaire, la reprise des appuis budgétaires par certains partenaires techniques et financiers et la poursuite de la mise en œuvre des réformes structurelles arrêtées dans le cadre du programme appuyé par une facilité élargie de crédit du Fonds monétaire international (Fmi). Ces facteurs ne sont pas sans effets positifs sur les perspectives macroéconomiques à court terme qui, à fin 2024, seraient caractérisées par une croissance du Pib réel de 1,6%, contre 1% en 2023. Sur cet indicateur précis, le pays reste cependant loin des prévisions du Groupe de la Banque africaine de développement (2,3 % en 2024 et 3,1 % en 2025) et de la France (3%), mais loin au-dessus des projections de la Banque mondiale (0,7%).
Le CNEF indique que ces perspectives seraient également marquées par une atténuation des tensions inflationnistes, avec un taux d'inflation qui s'établirait à 2,2% en moyenne annuelle, contre 3% il y a un an; une légère augmentation du déficit budgétaire, base engagements, hors dons, à 10,2% du Pib, contre 9,8% du Pib en 2023; une réduction du déficit des transactions courantes, transferts inclus, à 2,1% du Pib, contre 3,7% du Pib en 2023; et une progression de la masse monétaire de 12,3% en 2024, contre 8,0 % en 2023, en liaison avec l'évolution de ses contreparties. Il est à espérer que cette augmentation de la masse monétaire vienne contribuer à booster la consommation.

Sur le front des prix, le CNEF note qu’une détente des pressions inflationnistes a été observée au cours de la période sous revue, avec un taux d'inflation qui s'est établi à 1,2%, en moyenne annuelle, à fin septembre 2024, contre 4,3 % une année auparavant, en lien essentiellement avec les mesures prises par le gouvernement en vue de démanteler l'ensemble des barrières illégales mis en place par les groupes armés sur les routes du pays, conformément à l’accord de Khartoum du 31 août 2018.





