Brussels Airlines est dans un nuage épais à quelques heures de la grève du personnel de manutention et de sécurité des aéroports de Bruxelles et Charleroi de Zaventem. Cette mobilisation nationale du personnel de manutention et de sécurité desdites plateformes aéroportuaires, prévue ce 13 février, fait peser une menace de perturbations sur plusieurs vols de la compagnie belge, y compris ceux à destination du Cameroun, où elle contrôle 15,63% de parts de marché selon le bulletin statistique du transport aérien publié par l’Autorité Aéronautique du Cameroun (Ccaa) en 2022.
Ainsi, parmi les liaisons particulièrement menacées par cette grève figure le vol SN379 reliant Bruxelles à Douala. Opéré par un Airbus A330-300 trois fois par semaine (mardi, jeudi et samedi), ce vol, qui devrait partir de Bruxelles jeudi à 11h30 à destination de la capitale économique du Cameroun, pourrait être retardé, voire annulé. « On nous avait d'abord demandé de supprimer 75% des vols au départ de l'aéroport [de Bruxelles], et nous étions en train de préparer cela », explique Nico Cardone, porte-parole de Brussels Airlines au média gouvernemental VRT News. « Si l'aéroport nous dit maintenant qu'aucun départ n'est possible, nous n'avons pas d'autre choix que de répondre à cette demande ».
Une grève aux conséquences incertaines
Selon les responsables des deux aéroports sus cités, la grève annoncée vise à protester contre les mesures du nouveau gouvernement de coalition du Premier ministre Bart De Wever. Elle entraînera la fermeture quasi totale de l’espace aérien belge, rendant difficile, voire impossible, le maintien des vols au départ et à l’arrivée de Bruxelles et Charleroi. Face à cette situation, Brussels Airlines tente de s’organiser mais reconnaît l’incertitude qui plane encore sur son programme de vol.
« Actuellement, nous ne savons pas encore combien de vols seront impactés et combien seront assurés comme prévu. Nous mettons tout en œuvre pour réviser notre programme de vols dès que possible. Nous informerons les passagers de l’état de leur vol et, si nécessaire, des options de voyage alternatives, telles que le remboursement des billets, le changement de vol ou l'acheminement vers d'autres aéroports », a communiqué le transporteur belge sur son site officiel.
Ce nouvel épisode de grève s’inscrit dans une série noire pour Brussels Airlines, qui fait face depuis plusieurs mois à des mouvements sociaux affectant ses opérations. C’est la deuxième fois depuis le début de l’année 2025, que la compagnie est contrainte d’annuler certains vols pour des raisons quasi similaires.
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