Le Tchad confie à la société chinoise CAMC Engineering, la construction de l'aéroport international de N’Djermaya, à 35 Km de la capitale N’Djamena. Le protocole d’accord y relatif a été signé en marche du Forum sur la Coopération Sino-Africaine (Focac) à Beijing, par Tahir Hamid Nguilin, ministre tchadien des Finances, et Wang Bo, Président du Conseil d’administration de l’entreprise chinoise. Si le montant du projet n’a pas été dévoilé, il ne fait néanmoins aucun doute pour les autorités tchadiennes, qu’il s’agit d’une infrastructure capitale dans le pays du pays, de devenir l’une des plaques tournantes de la zone Cemac en matière de transport aérien.
Ainsi, CAMC Engineering « devra doter le Tchad d’une infrastructure aéroportuaire moderne, afin de faciliter les échanges commerciaux et le transport de passagers », explique la présidence de la République du Tchad dans une note publié sur son site officiel. A la vérité, il s’agit d’un projet lancé fin octobre 2011 par l’ancien chef de l’Etat Idriss Deby Itno. Celui-ci prévoit notamment une piste de 3 500 mètres, avec un prolongement d’arrêt de 120 mètres. Le futur aéroport international de N'Djermaya sera également relié à N'Djamena par une autoroute. Sa relance reflète la détermination des autorités tchadiennes à doter le pays d'infrastructures aéroportuaires conformes aux standards actuels de performance et de qualité de service.
L’infrastructure annoncée viendra en appui à l’aéroport international de N’Djamena pour lequel le pays a conclu un accord de prêt de plus de 20 milliards de Fcfa avec la France en vue de sa réhabilitation en juin 2023. Celle-ci inclue la rénovation de l’aérogare, l'extension du pavillon présidentiel et l'agrandissement du parking avion. Ces améliorations devraient renforcer les capacités commerciales et de transport de passagers de l’aéroport.
Pour mémoire, outre le projet e construction de l’aéroport international de N'Djermaya, la coopération entre le Tchad et la Chine s’étend également à d'autres domaines. En effet, six accords ont été signés en marge du Focac. Il s’agit de : « un projet de réhabilitation et d’extension du réseau d’électricité de la ville de N’Djaména » ; « une étude de faisabilité du projet d’alimentation en eau potable de la ville de N’Djaména et des réseaux associés dans tout le Tchad » ; « la construction de fermes agricoles intégrées modernes à Bol, N’Djaména Fara, Boumou et Yao » ; « l’étude de faisabilité du projet de réhabilitation et de renforcement des réseaux d’assainissement et de drainage des eaux pluviales à N’Djaména » et enfin, « le renforcement des capacités de l'armée » tchadienne, selon un communiqué de la présidence du Tchad.








