Le 9 avril 2026, la Banque camerounaise des Petites et Moyennes entreprises (BC-PME) a annoncé avoir signé avec le ministère de l’Agriculture et du développement rural (Minader) un avenant à leur convention de partenariat. La signature de cet accord matérialise le transfert par le gouvernement, d'une enveloppe de 6 milliards FCFA. Ce financement est destiné aux opérateurs privés des filières maïs, blé, huile de palme, sorgho/mil, soja et farines locales.
Il convient de souligner que cette démarche s’inscrit dans le cadre du programme de financement des opérateurs du secteur agropastoral. Ainsi, la dotation de l’Etat au profit des chaînes de valeur agricole prioritaires traduit « la volonté des pouvoirs publics de renforcer durablement la production locale et de soutenir les initiatives entrepreneuriales dans le secteur agricole », souligne la banque des PME dans son communiqué.
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A en croire l’institution dirigée par Amadou Haman, les crédits dans le cadre de cette convention, seront octroyés aux opérateurs éligibles à un taux préférentiel de 3% toutes taxes comprises, offrant ainsi des « conditions avantageuses » pour le développement de leurs activités.
Dans un contexte de promotion de l'import-substitution, ce transfert de fonds à la BC-PME vise à soutenir la baisse des importations amorcée en 2025. Selon l'INS, les dépenses pour le maïs ont reculé de 7,8 % à 10,2 milliards FCFA, celles du blé de 12,3 % à 187,8 milliards FCFA et celles de la farine de froment de 80 % à 29 millions FCFA. À l'inverse, les achats d'huile de palme ont bondi de 84,8 %, atteignant 92,2 milliards FCFA, rompant ainsi avec la dynamique entamée en 2024 où les importations de ce produit se sont limitées à 49,9 milliards FCFA, en baisse de 51,2%.
Pour rappel, le ministère camerounais des Petites et Moyennes Entreprises (Minpmeesa) a transféré 1,5 milliard FCFA à la Banque Camerounaise des PME (BC-PME) dans le cadre d'une convention signée le 4 décembre 2025 visant à financer, « à taux bonifiés », les très petites, petites et moyennes entreprises ainsi que les organisations de l'économie sociale engagées dans les chaînes de valeur agropastorales et halieutiques.
Selon le ministère, ces ressources, inscrites au budget 2025, s'inscrivent dans la mise en œuvre du Plan intégré d'import- substitution agropastoral et halieutique (Piisah). L'enveloppe prévoit notamment 330 millions FCFA pour la mise en place de dix unités individuelles de transformation agroalimentaire, 930 millions FCFA pour trois unités collectives pilotes, et 240 millions FCFA pour l'acquisition d'équipements modernes de transformation, notamment des pressoirs d'huile de palme destinés aux coopératives.








