Le chef du gouvernement ne s’est pas appesanti sur les mobiles ayant entraîné cette baisse. Cependant, le « Rapport de l'enquête sur le climat des affaires dans le secteur industriel » laisse entrevoir un environnement entrepreneurial peu favorable pouvant décourager les entrepreneurs. Le rapport publié en décembre 2023 par le ministère de l’Economie, de la Planification et de l’aménagement du territoire (Minépat) démontre par exemple que 91% des chefs d’entreprises du secteur industriel trouvent élevées les charges liées au taux d’intérêt en matière de financement, 59% d’entre eux jugent contraignantes les conditionnalités posées par les banques tandis que 91% des chefs d’entreprises pensent que l’appui financier reste insuffisant.
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Pour ce qui est des facteurs de production, 78% des industriels interrogés par le Minépat estiment que l’accès à l’eau est difficile, 87% d’entre ont la même perception de l’accès à l'électricité, 62% pour les services téléphoniques, 75% quant à l’accès à internet. Toujours d’après la même enquête, 76% des chefs d'entreprises trouvent l’accès à la terre difficile alors que 92% d’entre sont unanimes sur le fait que les routes sont en mauvais état.
Pourtant, le rapport d’analyse 2022 du ministère des PME au Cameroun fait savoir que celles-ci constituent le poumon de l’économie du pays. La preuve, explique le document, le tissu économique camerounais est composé à 99,8% des PME dont 79,32% sont de Très petites entreprises (TPE), 19,43% des Petites entreprises (PE) contre 1,25% de moyennes entreprises (ME).
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Engagé dans la stratégie nationale de développement (SND30) qui vise un taux de croissance de 8% en 2030 comparé à 4% en 2024, doit cependant dynamiser les secteurs primaires et secondaire afin d'accroître la production locale, stimuler la transformation industrielle dans les secteurs prioritaires (agriculture, élevage, etc.). Le but étant d'accélérer la croissance et pouvoir limiter les importations des produits de consommation de masse. « Suivant la répartition par secteur d'activité,ces acteurs de notre tissu productif se trouve à 82,2% dans le secteur tertiaire, 15,63% dans le secteur secondaire et seulement 0,17% dans le secteur primaire », explique Achille Bassilekin III, le ministre des PME, de l’économie sociale et de l'artisanat.



