Selon la loi de Finances 2025 de la République du Congo consultée par EcoMatin, les pouvoirs publics projettent cette année, un emprunt obligataire de 85 milliards de Fcfa. Après l’avoir momentanément laissé en 2021 pour tester le marché des titres publics de la Beac dans le cadre de ses emprunts de long terme, le Congo fait son grand retour sur le marché financier sous-régional. Il s'agit donc du 3ème appel public à l'épargne de l'histoire des finances publiques congolaises, et le 2ème de suite depuis l'unification physique et institutionnelle des deux places boursières (Douala Stock Exchange et Bourse des valeurs mobilières d'Afrique Centrale (Bvmac).
Le document ne donne pas plus de détails sur cette opération d'envergure, mais l'on se rappelle qu'en 2021, le Congo repartait sur le marché financier sous-régional après l’avoir laissé en 2020. Rémunérée au taux annuel de 6,25 % net sur une maturité de 5 ans, cette opération de levée de fonds de l’Etat congolais, avait pour objectif de mobiliser une enveloppe de 100 milliards de Fcfa. Comme arrangeurs de cet emprunt obligataire, la société de ESS Bourse (Emrald Securities Services) de Christian Din Dika, en duo avec Commercial Bank of Cameroon (CBC), comme chef de file. A travers ces choix, le Congo mettait non seulement en exergue les compétences des financiers camerounais, mais aussi et surtout le retour de la confiance placée en la CBC, banque privée recapitalisée il y a quelques années par l’Etat camerounais, qui a ainsi évité sa faillite.
Pour rappel, le budget de l’Etat pour l’exercice 2025 est arrêté en recette à 2 55,6 milliards de Fcfa et en dépenses à 2 198,6 milliards de Fcfa. En effet, le pays projette cette année, des levées de fonds d’une somme de 497 milliards de Fcfa, tant sur le marché financier régional qu’international. Hormis l’emprunt obligataire de 85 milliards de Fcfa mentionné supra, le pays compte collecter 129 milliards sur le marché des titres publics (à travers des Bons et Obligations du trésor assimilables), 76 milliards de Fcfa sous forme d’appuis budgétaires auprès du FMI et autres, et 207 milliards de Fcfa à mobiliser auprès des autres ressources de trésorerie. Mentionnons pour finir que le pays de Denis Sassou Nguesso prévoit de rembourser 327 milliards de Fcfa d’emprunts extérieurs (capital et intérêts), selon la loi de Finances 2025.








