Les récentes opérations d'injection de liquidité menées par la Beac ont suscité un engouement significatif de la part des banques commerciales de la Cemc (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA). Ainsi, l’offre proposée le 17 décembre dernier, d’une enveloppe de 220 milliards de Fcfa, a généré une demande bien supérieure, atteignant 362 milliards de Fcfa, soit un taux de souscription de 164,5 %.
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Cette tendance, confirmée par les deux précédentes opérations d’injection, traduit un regain d’intérêt pour les dispositifs de refinancement de la banque centrale. Les 3 et 10 décembre derniers, la Beac avait réduit ses offres à 160 milliards de Fcfa. Contre toute attente, les besoins exprimés par les établissements bancaires se chiffraient à 224,8 milliards et 162,8 milliards respectivement, démontrant un retour marqué de l’appétit des banques pour ces mécanismes.
Une dynamique stimulée par les fêtes de fin d’année
De l’avis d’experts financiers, l’élan constaté depuis le début du mois de décembre s’explique en grande partie par des facteurs saisonniers. Les périodes de fin d’année sont traditionnellement marquées par une augmentation significative de la consommation des ménages, incitant les entreprises et les particuliers à solliciter davantage de crédits bancaires pour répondre à cette demande accrue. Dans ce contexte, les banques commerciales se tournent massivement vers les facilités de la Beac pour combler leurs besoins en liquidité. Après une période de désintérêt avec des offres souscrites à moins de 30% comme celle du 26 novembre [95,6 milliards de Fcfa captés sur une enveloppe de 320 milliards de Fcfa].
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Ainsi, sur le plan macroéconomique, l’évolution de ces tendances pourrait influer sur la politique monétaire de la Beac. Une demande soutenue en liquidité pourrait entraîner une augmentation des montants alloués lors des futures opérations.










