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Filière café: Socopacam et Uccao dominent la transformation locale

Ils ont réalisé respectivement une transformation de 545 383 kg de café robusta et 416 301 kg d’arabica au cours de la saison 2017-2018.

Les attentes des autorités de voir la transformation locale progresser restent encore insatisfaites. En effet, selon une note de l’Office national du cacao et du café (ONCC), la transformation locale a baissé, passant de 1 503 tonnes au cours de la campagne 2016/2017 à 962 tonnes au cours de la campagne 2017/2018 qui vient de s’achever. Au total, 24 torréfacteurs identifiés ont exercé dans l’ensemble des bassins de production. Ce chiffre est en nette augmentation depuis trois campagnes, malgré la baisse des volumes transformés. Deux opérateurs ont réalisé les plus transformés. Il s’agit de Socopacam (545 383 kg) en robusta et Uccao (416 301) en arabica. L’ONCC note que 104 usines actives ont été recensées et classées en usines de 1er, 2è et 3è degrés. Il se dégage un des constats suivants : le  nombre d’usines est en augmentation par rapport à la campagne précédente ; une présence concentrée des opérateurs dans les régions du Littoral, de l’Ouest et du Nord-Ouest ; un niveau très élevé d’installation des usines dans la région de l’Est.

Dans l’ensemble, le bilan de la campagne caféière 2017/2018 se caractérise de manière générale par une forte augmentation de la production nationale commercialisée de près de 20% en valeur relative, passant de 20 270 tonnes au cours de la campagne 2016/2017 à 25 315 tonnes au cours de la dernière campagne. C’est la première fois que la production nationale franchit la barre des 25 000 tonnes depuis la dégringolade survenue entre les campagnes 2013/2014 et 2014/2015 qui a vu cette production passer de 32 807 tonnes à 23 865 tonnes. Cette production était remontée légèrement à 24 500 tonnes lors de la campagne 2015/2016 avant de rechuter à 20 270 tonnes en 2016/2017. 45 organisations de producteurs choisies à travers les 6 bassins de production majeurs (Centre, Littoral Ouest, Nord-Ouest, Adamaoua et Est). Ce qui a permis d’obtenir les données commercialisées par ces dernières, qui se chiffrent à 1 947 764 kg de café Robusta à 815 440 kg de café Arabica.

Côté exportation, la Belgique se taille la part du lion du café d’origine camerounaise, absorbant 29% d’exportation camerounaise de café robusta et 14,2% de café arabica. Les autres importateurs du robusta camerounais sont la France (21,3%), le Portugal (10,9%), et l’Italie (9,6%). Quant au café arabica, il est aussi exporté vers l’Allemagne (60,36%), les USA (17%), et la France (3,8%). Les statistiques de l’ONCC révèlent par ailleurs que les ports d’Anvers (29,74%) et du Havre (20,68%) ont reçu au débarquement 50,42% du flux de l’origine Cameroun. La Pologne, la Thaïlande, la Suisse, l’Egypte, le Liban et l’Albanie ont fait leur entrée comme destinations nouvelles du café robusta. L’Afrique est aussi consommatrice du café camerounais, à travers les pays du Maghreb tels que l’Algérie, le Maroc et l’Egypte.

La Rédaction EcoMatin

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