Le gouvernement gabonais a exprimé son insatisfaction face à l’exécution des travaux de réhabilitation du tronçon routier Bifoun–Ndjolé, confiés à l’entreprise italienne Sogea-Satom, filiale du groupe Vinci. Annonçant ce constat le 23 août à Libreville, le ministre des Travaux publics, Edgard Moukoumbi, a relevé que le chantier n’a progressé qu’à 13 %, alors que plus de 80 % des délais contractuels ont déjà été consommés.
Cette contre-performance survient malgré le versement, en décembre 2023, d’une avance de 8 milliards FCFA censée accélérer le démarrage. « Le niveau d’avancement constaté sur le terrain est insatisfaisant », a déclaré le ministre, précisant que l’État explore déjà la possibilité de confier la poursuite des travaux à une autre entreprise.
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Parmi les candidats potentiels figure la société française Colas, déjà active dans la sous-région, notamment à travers la réhabilitation de la route Douala–Yaoundé (241 km) au Cameroun. « Colas est en discussion pour reprendre le chantier, mais d’autres options sont aussi étudiées », a ajouté le ministre.
Le tronçon Bifoun–Ndjolé, long de 56 km, est stratégique pour le pays. Intégré au projet global de 600 milliards FCFA de la Transgabonaise, il dessert plusieurs provinces et relie le Gabon au Cameroun et à la Guinée équatoriale. Son achèvement est jugé crucial pour fluidifier les échanges commerciaux, réduire les coûts logistiques et renforcer l’intégration régionale.








