La nationalisation des postes de travail en cours au Gabon va s’étendre à la fonction de Directeur général (DG) dans les établissements financiers. En effet, au cours d’un conseil des ministres présidé, le 8 septembre à Libreville, par le chef de l’Etat, Brice Oligui Nguema, il a été prescrit au ministère en charge de l’Economie et des finances, de préparer des textes pour la mise en œuvre de cette mesure. « Il [le conseil des ministres] a souligné la nécessité de fixer certaines conditions d’accès à la fonction de Directeur général des banques, des établissements financiers et de microfinance opérant sur le territoire de la République gabonaise. L’objectif est de réserver l’exclusivité de cette fonction aux personnes de nationalité gabonaise, sauf dérogation accordée par le Comité national économique et financier (CNEF) », lit-on dans le communiqué final des travaux.
Si cette mesure est finalement mise en œuvre, les banques opérant sur le territoire gabonais se verront obligés de nommer systématiquement des nationaux à la tête des établissements. Ainsi, ce sera systématiquement appliqué par tous les opérateurs y compris les groupes majeurs étrangers comme Attijariwafa, AFG Bank, UBA, Orabank, Vista Bank, Express Union, etc. Il n’y a que le CNEF qui pourrait accorder une dérogation, selon le gouvernement gabonais.
La « nationalisation des emplois », appelée « gabonisation », est une politique du gouvernement visant à privilégier les natifs du pays dans l'embauche pour réduire le chômage élevé, notamment chez les jeunes. Cette politique fixe des quotas pour l'emploi de la main-d'œuvre étrangère. Et cela touche désormais presque tous les secteurs d’activités.
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Pas plus tard que le 4 septembre dernier, le ministère du Pétrole et du gaz a annoncé la nationalisation des postes dans les stations-service et dans le transport des produits pétroliers dits « blancs », secteurs jusqu’ici largement occupés par des travailleurs étrangers. A la question de savoir si ce n’est pas de la xénophobie, Sosthène Nguema Nguema, le ministre du Pétrole et du Gaz, répond : « ce n’est pas de la xénophobie c’est de la préférence. Un pays qui se veut souverain doit d’abord pratiquer de la préférence et il s’agit de la préférence, et nous sommes dans le fil droit du projet de société du chef de l’État ».
Quelque temps avant, le 12 août dernier, le Conseil des ministres du Gabon a interdit aux étrangers d’exercer plusieurs activités de l’économie informelle, dont le commerce de proximité, la coiffure et l’esthétique de rue, la réparation de téléphones, l’orpaillage artisanal ou encore les services d’envoi d’argent non agréés.
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