L’épargne informelle dans la zone CEMAC (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) intéresse le Gabon. Dans ce sens, à l’occasion de la 4è édition de la Conférence « Africa One Market » ouverte le 04 mai à Libreville, l’ex-ministre en charge de l’Economie, Mark Alexandre Doumba, a prescrit de mettre en place des stratégies ciblées pour toucher les ménages, en s’appuyant sur l’éducation financière, la pédagogie et la confiance. Ceci dans l’optique de mieux capter une épargne informelle estimée dans la zone à 5 000 milliards de FCFA.
Dans son allocution, il a invité l’ensemble des parties prenantes, notamment la Commission de surveillance du marché financier de l'Afrique centrale (Cosumaf), à œuvrer davantage à la mobilisation et à la transformation de l’épargne en investissements structurants et productifs. « Car, a-t-il- indiqué, les marchés de capitaux ne doivent pas rester réservés aux seuls spécialistes : ils doivent devenir un outil au service de tous — citoyens, entreprises et États. Le Gabon entend jouer pleinement son rôle dans cette dynamique collective ».
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Au moment où le Gabon ambitionne de capter l’épargne informelle dans la zone Cemac, il est à noter que cette ambition pourrait rencontrer des obstacles. En effet, l’économie dans la sous-région est à 90% informelle. Elle est constituée des artisans et autres petits métiers de débrouillardise. Aussi, les agents économiques sont habitués à gérer leurs avoirs en cash et à garder l’argent à la maison ou dans les tontines qui échappent au circuit formel financier.
Cette situation s’explique non seulement par la nature informelle des activités mais également par la méfiance vis-à-vis des services fiscaux. Ce qui rend difficile cette captation de l’épargne informelle sauf si les gouvernements de la Cemac mettent en place des mesures incitatives pour encourager les agents économiques à formaliser leurs activités. Ce qui est loin d’être gagner car, la culture financière moderne est encore embryonnaire.









