elite_capital-15-09-2026
Breaking News
Chargement des breaking news...
Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Magazine
    Bientôt disponible...
Je m'abonne
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
Business et EntreprisesEecomembre

Livre scolaire : comment le marché de l’impression a échappé aux imprimeurs locaux

Le Gouvernement avait recommandé au Conseil national d’agrément des manuels scolaires et des matériels didactiques (Cnammd) en décembre 2020 de leur réserver 50% des parts du marché de la production pour le compte de l’année 2021. Et pourtant, il n’en est rien. Les éditeurs ont opté pour des commandes à l’étranger, au grand dam de ces imprimeurs qui se sont sentis floués.

Publiée mardi 24 août 2021 à 19:33:49Modifiée mardi 24 août 2021 à 19:33:52Temps de lecture 4 minPar Yannick KENNE

Imprimerie
Le ciel s’assombrit subitement pour les imprimeurs locaux

La rentrée scolaire est là. L’heure est aux préparatifs et l’ensemble du système éducatif est mobilisé à cet effet, des instances tutélaires aux parents et/ou élèves, en passant par les intervenants de la chaine de production des manuels scolaires et matériels didactiques. Une des problématiques à résoudre à l’occasion, est celle de la disponibilité du livre scolaire, qui a constitué l’année dernière un véritable casse-tête pour le Conseil national d’agrément des manuels scolaires et des matériels didactiques (Cnammd). Etant donné la récurrence du problème, les imprimeurs locaux, réunis sous la coupole du Groupement interprofessionnel des imprimeurs et arts polygraphiques (Gipiap), ont cru devoir constituer une alternative pour le compte de l’année scolaire 2021-2022. Mais il n’en sera rien, puisque les éditeurs ont déjà adressé leurs commandes à l’étranger, au grand dam de ceux-ci, a appris EcoMatin.

Déni de competence

La proportion de 50% du marché de la production du livre qui leur avait été promise par le Conseil national d’agrément des manuels scolaires et des matériels didactiques après recommandation du Premier ministre chef du gouvernement, leur a filée au bout des doigts. Les imprimeurs réfléchissaient pourtant à la mise en œuvre effective de la recommandation gouvernementale à leur bénéfice, et ont entrepris de mettre sur pied un cluster le 11 mars dernier, avec l’appui de l’Agence des petites et moyennes entreprises (Apme). « Le maitre d’œuvre doit être la confiance ensuite le professionnalisme. La politique du Premier ministre est non seulement de rendre le livre compétitif sur le plan financier mais aussi sur le plan qualitatif. Pour y parvenir, il ne faut pas entrer en compétition avec les collègues locaux mais plutôt avec ceux de l’extérieur. Si nous nous complétons, nous allons réussir. Nous produirons des livres de qualité », confiait alors François Kewou, directeur de la structure « Les grandes Editions Sarl », au journal Le Jour du vendredi 12 mars 2021.

Lire aussi : Education : 600 milliards de FCFA à glaner dans la rentrée scolaire

Sauf qu’à l’heure de l’implémentation de cette mesure, les imprimeurs locaux s’entendront dire du Conseil national d’agrément des manuels scolaires et des matériels didactiques qu’ils ne disposent pas des capacités opérationnelles pour remplir cette mission, a-t-on appris d’une source au sein du Gipiap. « On n’a rien reçu. Même pas 1%. Le conseil d’agrément nous a réunis récemment avec les éditeurs à l’hôtel Djeuga de Yaoundé, et séance tenante, le président du conseil déclare publiquement que nous ne pouvons pas réaliser ce marché. Par la suite, le conseil nous a laissé en salle prétextant qu’il fallait qu’on trouve un terrain d’entente avec les éditeurs, tout en sachant que les éditeurs avaient déjà passé des commandes à l’étranger. Entretemps, les éditeurs disent qu’ils n’étaient pas au courant de la décision du premier ministre. On a réalisé qu’on avait été floués, et la réunion s’est terminée en queue de poisson », susurre notre informateur. Cette année encore, ils vont devoir subir le diktat des imprimeries étrangères, avec la bénédiction des éditeurs.

Lire aussi : Livre scolaire : les éditeurs locaux gagnent 75% du marché

Selon une enquête camerounaise sur les ménages (Ecam), réalisée en 2001 par l’institut national de la statistique (INS), plus de 90% du chiffre d’affaires généré par le manuel scolaire sont plutôt bénéfiques aux entreprises étrangères. Le Cameroun a ainsi déboursé près de 80 milliards en 2012 pour les comptes des éditeurs occidentaux contre 45 milliards en 2009. Il faut cependant préciser qu’avec les 50% de la part de production du livre scolaire octroyés aux imprimeurs, les coûts de production ne devaient pas être sans incidence sur les prix des manuels. Le Cameroun ne produisant pas localement le papier, les imprimeurs se seraient vus dans l’obligation d’en importer.

Lire aussi : Edition : Le livre scolaire camerounais enrichi les pays étrangers

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
La suite après cette publicité
ecomatin magazine n3

EcoMatin Magazine international est disponible
Pour lire ce numéro cliquez ici

  • Accueil
  • Business et Entreprises
  • Livre scolaire : comment le marché de l’impression a échappé aux imprimeurs locaux
Archive
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

EpremiumSoftcareBusiness et EntreprisesSoftcare : le chiffre d'affaires africain bondit de 27,3 %, porté par les serviettes hygiéniquesLe fabricant de produits d’hygiène contrôlé par le chinois Sunda International a accru de 27,3 % ses revenus africains au premier semestre 2026. Déjà présent industriellement au Cameroun, au Ghana et au Kenya, Softcare prévoit désormais d’augmenter ses capacités de production et d’étendre sa présence aux pays voisins de ses principaux marchés.il y a 12 heuresGabon FiberBusiness et EntreprisesTélécoms : Gabon Fiber veut lever 41 milliards FCFA sur les marchés financiersL'opérateur chargé d'exploiter et de développer le Backbone national veut mobiliser des financements dans un contexte où près de 70% de la population gabonaise utilise internet selon l’Union internationale des télécommunications (UIT). il y a 18 heuresWhatsApp Image 2026-09-15 at 21.43.11Agro-industrieLe Groupe Castel choisit le Cameroun pour lancer FEROX, sa nouvelle marque de boissons énergisantesLe groupe Castel a choisi le Cameroun pour lancer FEROX Energy, sa nouvelle marque de boissons énergisantes appelée à être progressivement déployée sur le continent puis à l’international. Présent exceptionnellement à Douala ce 15 septembre pour le lancement, le directeur général du groupe, Gregory Clerc, veut positionner cette nouvelle offre sur un marché porté notamment par une population africaine jeune et de nouveaux modes de consommation.​il y a 1 jourJean Lobé Lobé et l'équipe Waspito recevant le chèque de 250 000 dollars sur la scène du LEAP 2026.Business et EntreprisesWaspito devient la première startup africaine à décrocher le Grand Prix LEAP Award 2026Waspito remporte le Grand Prix du LEAP 2026 ! Découvrez comment la startup e-santé du Cameroun s'impose comme leader de la tech en Afrique.il y a 2 joursEpremiumcomplexe agro alimentaireAgro-industrieCameroun : le pakistanais Sunrise Food veut implanter un complexe agroalimentaire à DoualaLe projet, actuellement soumis aux audiences publiques sur l’étude d’impact environnemental, s’inscrit dans un contexte de forte croissance du secteur agroalimentaire.il y a 2 joursEpremium764006169_17910542241443564_866641893604297299_nBusiness et EntreprisesTransport aérien: une troisième compagnie nigériane ouvre une desserte vers le CamerounSon arrivée devrait renforcer la concurrence sur une destination très prisée où Camair-Co, la compagnie publique camerounaise, reste actuellement absente.il y a 2 jours
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1CCA-Bank obtient le feu vert de Brazzaville pour s’implanter au Congoil y a 2 jours2Cameroun : le pakistanais Sunrise Food veut implanter un complexe agroalimentaire à Doualail y a 2 jours3Minerai de fer: un projet ferroviaire de 3 600 milliards FCFA annoncé entre la RCA et Kribiil y a 6 jours4CEMAC : BGFI Holding lance sa deuxième augmentation de capital à 80 000 FCFA l’actionil y a 1 jour5Cameroun : plus de 50 financiers manifestent leurs intérêts pour le barrage de Kikotil y a 1 jour6Transport aérien: une troisième compagnie nigériane ouvre une desserte vers le Camerounil y a 2 jours7Cameroun : l’ex-patron d’UBA Congo lance une microfinance au capital de 305 millions FCFAil y a 13 heures8Énergie, routes, investissements… : au Cameroun, le patronat dresse un bilan préoccupant de l’économieil y a 5 jours9Le Groupe Castel choisit le Cameroun pour lancer FEROX, sa nouvelle marque de boissons énergisantesil y a 1 jour10Gabon : un audit gouvernemental ramène la dette publique de 84,6 % à 68,9 % du PIBil y a 1 jour
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.