L’emprunt obligataire de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) a été admis à la cote de la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) le 16 octobre 2025. Deux autres admissions sont attendues dans les prochaines semaines : celles de l’Etat du Gabon et du crédit-bailleur Alios Finance Cameroun. L’arrivée de ces trois titres portera l’encours total du compartiment obligataire de la BVMAC à un niveau proche des 1 500 milliards FCFA, contre 1 429,88 milliards FCFA actuellement. En 2022, à la même date, cet encours s’élevait à 997,14 milliards FCFA, soit une progression de 432,74 milliards FCFA en trois ans.
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Les trois nouvelles admissions à la cote concernent des titres obligataires d’acteurs publics et privés de premier plan. Dans le détail ; l’Etat du Gabon prépare la mise en cote de l’emprunt « EOG 2025 à tranches multiples » pour un montant total de 50 milliards FCFA. Cet emprunt est réparti en deux tranches : la première de 6,33 millions de titres sur deux ans à 5,6 % net, et la seconde de 5,66 millions de titres sur trois ans à 6 % net. La SNPC a introduit son emprunt « SNPC 6,5 % net 2024-2029 » pour un montant de 32 milliards FCFA, correspondant à 3,2 millions de titres. Aucune transaction n’a encore été enregistrée depuis son admission à la cote. Alios Finance Cameroun complétera la série avec l’emprunt « Alios tranches multiples 6 % et 7 % 2025-2028-2030 », à travers lequel le crédit-bailleur a levé 9 milliards FCFA fin août 2025 sur un montant recherché de 10 milliards FCFA. Ces opérations s’accompagneront de contrats de liquidité afin d’améliorer l’animation du marché secondaire.
Au 16 octobre 2025, l’État du Gabon concentre le plus important encours obligataire à la BVMAC, avec 593,41 milliards FCFA répartis sur douze emprunts, soit 41,5 % de l’encours total. Le Cameroun suit avec 364,16 milliards FCFA, correspondant à cinq émissions, soit 25,5% du total. À eux deux, ces pays représentent près des deux tiers des titres cotés sur le compartiment obligataire régional. Cette concentration illustre la dépendance du marché à la dette souveraine, tout en soulignant son rôle croissant dans le financement des États de la CEMAC. Et traduit aussi une diversification progressive du marché tout en renforçant la place de Douala comme centre de financement régional.









