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Bicec: les marocains rejettent les revendications des employés

Des informations parvenues à EcoMatin révèlent que le groupe marocain BCP s’appuie sur l’absence de dispositions légales le contraignant au paiement des primes de cession aux employés de la Bicec.

Entamée le 10 juin dernier pour une période de six jours, la grève du personnel de la Banque Internationale du Cameroun pour l’Epargne et le Crédit (BICEC), avait finalement pris fin le 13 juin 2019, après une rencontre entre le Conseil d’Administration, la Direction générale et les représentants du personnel de la Bicec. La réunion avait alors débouché sur la levée du mot d’ordre de grève, contre le paiement d’une prime de cession équivalente à deux mois de salaire au personnel de la part du groupe marocain BCP (Banque crédit populaire).

Mais à ce qu’il paraît, ces conclusions n’ont pas été reçues de la même façon par les différentes parties. Des sources révèlent à EcoMatin que le groupe marocain BCP, semble être contre le paiement de cette prime de cession. Concrètement, le groupe BCP ne se reconnaît pas l’obligation de verser ladite prime , de même que de procéder à une renégociation de cette prime. Ceci pour la simple raison qu’aucun texte de loi ne l’y contraint.


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Une situation qui laisse entendre que les réunions de conciliation entre les protestataires et la direction générale Bicec, autour de Grégoire Owona, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, pourraient déboucher sur un échec, si un autre consensus n’est pas trouvé entre les parties.


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En effet, le paiement des primes de cession par l’acquéreur d’une entreprise est une pratique non encadrée par une loi, mais déjà rentrée dans les habitudes de l’univers bancaire camerounais. Les employés de la Bicec espéraient percevoir l’équivalent de 3 mois de salaire brut. Et c’est le non-respect de l’engagement pris par les responsables de la Bicec au cours de la réunion tripartite du 21 décembre 2018 sur l’application de cette modalité, qui aurait suscité la grève.


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Pour rappel, le marocain BCP est en attente du visa de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) pour le rachat des 65, 8% de parts d’actions de la Bicec, appartenant au Groupe français BPCE (Banque populaire crédit épargne). Il compte également s’approprier 03 autres filiales du français BPCE présentes à Madagascar, au Congo et en Tunisie.

 

La Rédaction EcoMatin

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