La Mission d’aménagement et d’équipement des terrains urbains et ruraux (MAETUR) affirme détenir une créance de 4,8 milliards de FCFA sur le ministère des Finances (Minfi), dont le règlement doit lui permettre d’apurer sa dette envers le Crédit Foncier du Cameroun (CFC). Dans ses états financiers 2025, l’entreprise publique indique que cette opération fait l’objet d’une convention de dettes croisées entre la MAETUR, l’État et le CFC, encore en négociation à fin décembre. Le document ne précise toutefois pas l’origine de la créance sur le Minfi.
À cette date, la MAETUR devait encore 2,7 milliards de FCFA au Crédit Foncier, correspondant au solde d’emprunts contractés au cours des exercices antérieurs. Elle en a remboursé 125,1 millions en 2025. L’entreprise supporte également un emprunt de 500 millions de FCFA contracté auprès d’Union Bank of Cameroon, garanti par les recettes issues de la vente de certains lots à Nkodom. Cette dette pèse sur une entreprise dont les résultats se sont pourtant améliorés en 2025.
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Le chiffre d’affaires a progressé de 12,6 %, à 7,25 milliards de FCFA, tandis que le bénéfice net a bondi de 55 %, à 571,3 millions. La croissance a surtout été portée par les travaux et services vendus, alors que les ventes de lots et autres produits fabriqués ont reculé à 1,45 milliard de FCFA. La MAETUR explique notamment cette baisse par les lenteurs dans la sécurisation foncière à Bonamoussadi et Nylon.
L’amélioration reste cependant fragile. L’excédent brut d’exploitation est demeuré négatif à 264 millions de FCFA, contre -927 millions en 2024. Le résultat d’exploitation est néanmoins repassé dans le vert, à environ 1 milliard de FCFA, notamment grâce à d’importantes reprises de provisions et dépréciations. Dans le même temps, la MAETUR accélère ses investissements fonciers. Ses stocks et travaux en cours ont bondi de 15,36 à 23,57 milliards de FCFA en un an, portés notamment par l’intégration de 6,39 milliards de FCFA de terrains à Massoumbou. L’entreprise a parallèlement sollicité auprès de BICEC un prêt de 4,5 milliards de FCFA pour financer les travaux sur ce site.
Cette montée en charge se traduit également dans les comptes : les dettes fournisseurs ont plus que doublé, passant de 726 millions à 1,67 milliard de FCFA, sous l’effet notamment des travaux à Nkolnguet, Nkodom I et Massoumbou. Le règlement des 4,8 milliards que la MAETUR affirme détenir sur le Minfi lui permettrait, de son côté, de refermer le vieux dossier de sa dette envers le Crédit Foncier.








