La Société de recouvrement des créances du Cameroun (SRC) ; bras séculier de l’État en matière du recouvrement des créances a clôturé l’exercice 2023 dans le vert après une année de pertes. Les chiffres communiqués au terme de l’Assemblée générale font état d’un montant recouvré pour le compte de l’État et ses démembrements de 16,9 milliards. Sur cinq ans, il s’agit d’un score jamais atteint par l’entreprise publique.
Depuis 2019, les recouvrements de la SRC évoluent en dent de scie. En 2019, l’entreprise publique a recouvré 6,1 milliards, puis 4,6 milliards en 2020, pour après remonter à 6,5 milliards en 2021 avant de chuter à 5,3 milliards d’année d’après.
Mieux encore, à la période sous-revue, l’entreprise a dégagé un bénéfice de 1,7 milliard après des perte de plus d’un milliard l’année dernière. Le conseil a décidé de fixer les dividendes pour l’État à 1 milliard de Fcfa et d’affecter les 746 millions restants en report à nouveau. Le total bilan quant à lui s’élève à 10 milliards.
Cette performance peut s’expliquer par un ensemble de réformes menées par l’État pour améliorer l’efficacité des recouvrements mais aussi élargir le champ d’actions de la SRC. En 2020, par exemple, un décret du président de la République a réorganisé le fonctionnement de la Société en la confiant de nouvelles missions de souveraineté. Notamment celle de recouvrer les créances issues des condamnations pécuniaires prononcées au profit de l’État. Avec l’élargissement de son champ d’action, la SRC a mis en place une Brigade Mobile spécialement chargée de la localisation, de la recherche et de l’identification des débiteurs et de leur patrimoine.
« Cette Brigade est composée de professionnels, issus des administrations de la police, la gendarmerie, des impôts et des Douanes, rompus aux techniques de recherches et d’investigation, elle a vocation à mener des enquêtes de type patrimoniales. Pour l’accomplissement de ses missions, la brigade est dotée des moyens logistiques appropriées, et travaille en étroite collaboration avec notamment les services du ministère de la justice, du ministère des domaines, du cadastre et des affaires foncières, des finances, de la police et la gendarmerie », avait expliqué Marie Rose Messi dans une interview à la presse locale.



