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Economie : le Cameroun « fragile » en termes d’investissements selon la Coface

La balance commerciale déficitaire, la crise anglophone et Boko Haram sont entre autres les éléments qui favorisent cette fragilité d’après un rapport de la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur récemment publié.

Publiée jeudi 11 juillet 2019 à 17:53:12Modifiée vendredi 19 novembre 2021 à 11:12:39Temps de lecture 2 minPar EcoMatin

Dans sa nouvelle édition de son indice de fragilité politique et sociale en Afrique publié le 4 juillet 2019, la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (Coface) classe le Cameroun parmi les pays peu favorables à l’investissement à cotés de 09 autres pays (Angola, Égypte, Djibouti, l’Éthiopie, Mauritanie, l’Ouganda, Tchad, Mozambique et RDC). En effet, selon L’assureur-crédit français Coface, la balance commerciale déficitaire, la crise anglophone et Boko Haram sont les éléments qui expliquent la présence du Cameroun dans cette liste. En ce qui concerne la balance commerciale, la Coface relève qu’elle restera déficitaire en 2019 : « les importations de biens d’équipements, nécessaires à la réalisation des projets, continueront notamment de peser sur une balance commerciale qui restera négative, malgré les progrès attendus des exportations de Gaz naturel liquefié (GNl) ou de bois », peut-on lire dans le rapport. Par ailleurs, la recrudescence des exactions de la secte Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord couplée aux revendications sécessionnistes dans les deux régions anglophones du pays (Nord-Ouest et Sud-ouest), risque de maintenir la déstabilisation économique du pays. En effet, les dépenses supplémentaires du Cameroun liées à ces conflits vont continuer d’exercer des pressions sur le budget. De même que la baisse de la production de café et de cacao, produits d’exportations principalement produits dans les régions anglophones. En outre, le rapport indique que « la faible génération de recettes fiscales et le recours à l’endettement extérieur non concessionnel pour financer certains projets ont dégradé le profil de risque de la dette ». Autant d’éléments qui pousse l’institution française à attribuer la notation « D » au Cameroun en ce qui concerne l’environnement des affaires. Toutefois, malgré le déficit de la balance commercial qui va demeurer, la croissance du Cameroun devrait augmenter de 3,9% en 2018 à 4,4% en 2019, grâce en particulier, à la montée en puissance de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) à l’unité flottante de liquéfaction (Hilli Episeyo) au large de Kribi, nuance le rapport.

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