le gouvernement tchadien a signé le 10 novembre dernier un protocole d’accord avec la société émiratie South Global Utilities (GSU). Le protocole d’accord a été signé en marge des travaux de table ronde sur le Plan national de développement et vise à renforcer les capacités du pays dans la production et la distribution d’énergie, ainsi que dans le développement des énergies renouvelables.
Selon le communiqué du gouvernement tchadien, ce protocole d’accord porte sur plusieurs axes notamment, la construction d’une centrale thermique de 180 MW fonctionnant au HFO (Heavy Fuel Oil), associée à la réalisation de la deuxième boucle électrique de NDjamena en 225 kV / 90 kV / 33 kV, la mise en place de six centrales photovoltaïques dans les localités de Sarh, Abéché, Am Timan, Bardaï, Massenya et Goz Beïda, d’une capacité de 12 MW avec 12 MW de stockage pour chaque ville.
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Ce partenariat s'inscrit dans la continuité des investissements menés par SGU au Tchad. En septembre 2025, l’entreprise avait inauguré la centrale solaire « Noor Tchad » de 50 MW à Djermaha, à une trentaine de kilomètres de la capitale, première infrastructure de cette envergure dans le pays.
Malgré un potentiel solaire exceptionnel et des ressources fossiles importantes, l’accès à l’électricité reste l’un des plus faibles au monde : seulement 6,4 % de la population y est connectée, contre 48 % en moyenne en Afrique subsaharienne, selon la Banque mondiale. En milieu rural, le taux tombe entre 1 % et 2 %. Avec le Projet d’Accroissement de l’Accès à l’Energie (PAAET) et ses nouveaux partenariats, N’Djamena ambitionne de porter le taux d’électrification national à 30 % d’ici 2027.








