Au cours de l’exercice budgétaire 2024, la douane camerounaise a collecté 37,5 milliards de Fcfa au titre des dossiers contentieux soit 16,7 milliards de Fcfa de droits compromis et 20,8 milliards de Fcfa d’amendes. Les chiffres ont été dévoilés le 30 décembre 2024 au cours des délibérations de 200ème session de commission d’approbation des dossiers du contentieux.
En effet, les droits compromis ont augmenté de 1,138 milliard de Fcfa (+7,3%) par rapport aux 15,6 milliards de Fcfa enregistrés en 2023. Une embellie qui s’explique par le nombre d’affaires en hausse passant de 9 221 en 2023 à 9 429 un an après pour une progression de 2,3% en glissement annuel.
Lire aussi : Cameroun : le secteur des douanes du Littoral I mobilise 58,9 milliards de Fcfa à fin octobre 2024
Par contre, les amendes ont subi une baisse de 3,381 milliards de Fcfa pour s’établir à 20,863 milliards de Fcfa en 2024 (-13,9%). Pour la Direction générale des Douanes (DGD), cette régression pourrait s’expliquer par le fait que le défaut de rapport sur la valeur et le classement (RVC) a été moins réprimé au cours de l’année écoulée. A l’observation, le montant global d’amendes et droits éludés a fléchi de 1,3 milliard de Fcfa (-3,3%) par rapport à 38,8 milliards de Fcfa en 2023.
Il convient de souligner que les objectifs des recettes douanières au cours de l’exercice 2024 ont été fixés à 1 094,6 milliards de Fcfa en 2024 après avoir franchi pour la première fois, la barre de 1 022 milliards de Fcfa en 2024. Les chiffres globaux n’ont pas été rendus disponibles à date. Toutefois, la Direction générale a manqué son buté au cours du premier trimestre. Sur une cible de 250 milliards de Fcfa, seuls 215 milliards de Fcfa ont été mobilisés soit un déficit de 35 milliards de Fcfa.
Pour rappel, les droits compromis désignent la différence entre le montant des perceptions légalement exigibles et le montant des perceptions qui auraient dues être effectuées. Autrement dit, il s’agit de de la différence entre la somme qu’un exportateur s’apprête à payer au titre des de droits et taxes de douanes, et celle que l’on devrait normalement payer si aucune infraction n’avait été commise.

