Au 3e trimestre 2024, le Gabon a produit 402 940 m3 de bois. Cette production est légèrement en hausse de 949 m3 (0,2%) par rapport aux 401 991 m3 produit le trimestre précédent. Ceci en raison de « la décision du gouvernement d’exiger le paiement de la taxe de superficie par les entreprises assujetties avant le 21 juin 2024. En outre, une nouvelle disposition fait désormais obligation de limiter le poids des camions par essieu. Ces derniers doivent désormais circuler de 06h00 à 12h00, et de 14h00 à 18h00 », peut-on lire dans la note de la conjoncture du 3e trimestre publiée par la Direction générale de l’Economie et de la politique fiscale du ministère gabonais de l’Economie. Par rapport à la même période en 2023 où se sont 528 435 m3 de bois qui ont été produits, on observe une baisse de 125 495 m3 (-23,7%).
Bien qu’à l’observation des données présentées par la Dgepf il se dégage une tendance haussière de la production de bois sur les trois premiers trimestres de 2024, la dynamique n’a pas été suffisante pour soutenir la production à fin septembre. En effet, sur les neuf premiers mois de l’année, la production forestière s’est chiffrée à 1.135.182 m3 contre 1.418.488 m3 en glissement annuel, soit une baisse de 283 306 (-20%). Dans le détail, elle est passée de 330 251 m3 au 1er trimestre à 401 991 m3 au 2e trimestre puis à 402 940 m3 au 3e trimestre 2024. Pour justifier ce recul de la production sur la période d’étude, la Dgepf explique que « la demande exprimée par les industries reste en deçà de celle exprimée sur la même période de l’année précédente ».
Dans les faits, cette baisse de la demande se matérialise par un recul des achats de grumes. A fin septembre ils ont cumulé à 46 026 m3 de bois contre 79 200 m3 à la même période en 2023, soit baisse de 33 174 m3 (-41,9%). Il en est de même pour la vente de bois aux industriels locaux qui a baissé de 12 119 m3 (-2%) passant de 604 585 m3 à fin septembre 2023 à 592 466 m3 à la même période un an après.
Rappelons que le bois compte parmi les cultures de rente du pays et pour l’année 2024, le gouvernement a tablé sur une contribution au produit intérieur brut de 140,1 milliards de Fcfa. Ce malgré une baisse globale de la production envisagée à 1 359 140,9 m3 contre 1,333 million de mètres cubes en 2023, en lien avec le repli de la demande mondiale (Asie et Union Européenne).



