Le Gabon souhaite mettre en place une réglementation plus rigoureuse concernant l'exploitation du Kévazingo, une essence précieuse qui est surexploitée par des exploitants forestiers en provenance d'Asie et d'autres continents. En effet, le 31 août dernier à Libreville, un Conseil des ministres a approuvé un projet de décret à ce sujet. "L'objectif de ce projet de décret est de mettre en place un cadre réglementaire plus rigoureux pour l'exploitation du Kévazingo, une espèce forestière précieuse et en danger." Selon le communiqué final des travaux, l'exploitation est restreinte à des concessions aménagées de manière durable, la traçabilité est renforcée grâce à un système de géoréférencement, et l'exportation des produits finis nécessite un permis CITES (Commerce international des espèces sauvages : Ndlr).
Le même document ajoute : « En favorisant la transformation locale, le décret stimule le développement économique des régions forestières et crée de nouvelles opportunités d'emploi. Il contribue ainsi à la gestion durable des forêts gabonaises et à la protection de la biodiversité ».
Des mesures sont prises depuis plusieurs années pour garantir et réguler l'exploitation forestière au Gabon, notamment celle du « Kevazingo », très apprécié par les exploitants chinois qui travaillent dans les forêts du Nord du pays. Devant cette situation, un Conseil des ministres du 23 février 2018 avait pris la décision de mettre cette ressource végétale en réserve afin de limiter sa disparition qui s'est accélérée depuis un certain temps.
Le ministère chargé de l'environnement a pris un arrêté le 24 novembre 2015 concernant la suspension temporaire de l'exploitation du Kevazingo en République gabonaise, en accord avec l'article 67 du Code forestier. Le scandale lié à l'exploitation illégale du Kévazingo avait même entraîné l'introduction de certaines personnalités gabonaises devant la justice. Depuis lors, l'utilisation illégale de cette essence a connu une reprise marquée.








