L’Agence de régulation du secteur de l’électricité (Arsel) a lancé un appel à manifestation d'intérêt pour le recrutement des entreprises privés pour « financer, développer, construire et exploiter » les futures centrales hydroélectriques de Bafang(dans l’Ouest) et de Manjo (dans le Littoral) et des lignes électriques associées. Prévues pour abriter respectivement les capacités de 3,4 MW et 4,6 MW, ces infrastructures seront exploitées selon le modèle de partenariat public-privédit "BOOT" (Build, Own, Operate and Transfer).
Ils sont le fruit d'un protocole d'accord signé en 2016 entre le ministère de l’Eau et de l’Énergie (Minee)et l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi). Cette entente visait à promouvoir la biomasse intégrée et la petite hydroélectricité pour les usages productifs au Cameroun. En 2021, l’Onudi a présenté au gouvernement, les résultats des études de faisabilité. Cependant, le projet de la centrale de Manjo (sur la rivière La Dibombé) a rencontré un obstacle majeur.
En décembre 2023, le ministère de l’Eau et de l’Energie indiquait qu’en « en date du 21 août2023, les chutes de Manjo ont été érigées en site touristique par un arrêté du Ministre d’Etat, ministre du Tourisme et des Loisirs, toute chose qui interdit par la même occasion la réalisation d’un aménagement sur celui-ci ». Cette décision, rendue publique par le ministère en décembre, laissait entendre l'annulation du projet.
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S'agissant de la centrale de Bafang (sur la rivière Mouankeu), le Minee avait indiqué en décembre 2023 quele développement de l'infrastructure interviendrait avant la fin de l'année. Pour l’Onudi, la construction de petites centrales hydroélectriques dans les zones rurales peut présenter des avantages considérables pour les économies locales et pour le pays dans son ensemble. De ce fait, ces deux projets, malgré leur petite taille (8 MW), s'inscrivent dans une stratégie nationale ambitieuse. Le Cameroun, qui a fait passer sa capacité installée de 1 460 MW en 2020 à 2 219MW en 2025, vise les 5 000 MW d’ici 2030. Ces aménagements, qui incluent des travaux de génie civil et la construction de lignes d’évacuation, contribuent à atteindre cet objectif et à diversifier les sources d’énergie du pays.








