La Banque Africaine de Développement (BAD) a réalisé, le 21 mai 2025, une levée de fonds majeure sur le marché européen des capitaux, en émettant une obligation sociale de référence de 1 milliard d’euros (655,9 milliards FCFA) sur une maturité de 5 ans. Ce nouvel emprunt, assorti d’un taux fixe de 2,500% et dont l’échéance est fixée au 30 mai 2030, s’inscrit dans le cadre de son programme d’obligations durables et vise à financer des projets à fort impact social sur le continent africain.
Auréolée d’un triple A auprès de Moody’s, S&P et Fitch – soit la meilleure note de solvabilité possible – l’institution financière de développement a profité d’un climat de marché favorable pour effectuer sa première émission de dette en euros depuis mai 2024. L'opération, structurée avec l'appui des banques Barclays, Citi, RBC Capital Markets et UBS, a rapidement rencontré un vif succès auprès des investisseurs internationaux. Dès l’ouverture du carnet d’ordres, la demande a dépassé 1,9 milliard d’euros, pour culminer à plus de 2,2 milliards à la clôture, preuve de la forte crédibilité de la BAD et de l’attrait des investisseurs pour les instruments à vocation sociale.
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L’emprunt a été finalisé à un taux de rendement de 2,558%, avec un spread fixé à Mid-Swaps +28 points de base (taux de référence utilisé pour calculer la prime payée par l'émetteur d'une obligation par rapport aux taux de marché). « En termes de répartition par type d’investisseur, les banques/trésoreries bancaires ont pris la plus grande part des allocations (54,6%), soutenues par une forte participation des banques centrales/institutions officielles (41,7%), ainsi que des gestionnaires d’actifs/assurances/fonds de pension (3,7%) », a communiqué la banque dans une annonce publiée le 24 mai dernier.
De fait, une obligation sociale, comme celle émise par la BAD, est un instrument de dette destiné à financer exclusivement des projets ayant des retombées sociales mesurables, comme l'accès à l'éducation, aux soins de santé, à l’eau potable ou encore le soutien à l’inclusion financière. En structurant cette opération comme un « benchmark social », la BAD propose un titre de référence sur les marchés internationaux, qui pourra servir d’étalon pour de futures émissions similaires.
Cette émission marque aussi un retour notable sur le marché des obligations sociales, une première depuis septembre 2022, où l’institution avait levé 1,25 milliard d'euros (819,9 milliards FCFA° à 7 ans de maturité. Rémunérée à un taux d’intérêt annuel de 2,250%, cette opération structurée par Barclays, Citi, JP Morgan et Société Générale, a été sursouscrite avec un carnet de commandes final supérieur à 2,3 milliards d'euros (plus de 1 508,7 milliards FCFA).














