Le Pr. KELLY MUA Kingsley, responsable des Operations Financière de l’Etat à la Direction Générale du Trésor, de la Coopération Financière et Monétaire, a été désigné Administrateur Titulaire pour le compte du groupe A dans lequel on retrouve le Cameroun, l’Angola, le Malawi et la Zambie, à l’issue de la 24è Session de l’Assemblée Générale de cette auguste institution tenue le 26 juin 2024 à Livingstone en Zambie. Le Camerounais va s’occuper de la gestion des activités et des opérations générales de cette organisation dont l’étendue des missions couvre nombre de pays exposés aux risques commerciaux et d’investissement. Par son action, il va aider ces derniers à s’abriter des foudres des bailleurs de fonds.
Pour l’Afrique, Pr. Kelly Mua Kingsley, devra s’assurer de leur éligibilité à la couverture des risques notamment celles liés au non-respect des garanties souveraines par lesdits Etats. Il devra aussi mobiliser la solution de l’assurance-crédit pour le compte de ces pays au cas où ceux-ci étaient exposés aux risques de défaut de paiement. Ce produit permet aux Etats membres ou non membres d’atténuer lesdits risques et leur donne la possibilité de s’en prémunir. Son efficacité réside en ce qu’il remplace les garanties souveraines coûteuses.
Diplômé de la prestigieuse université américaine de Harvard, le nouvel administrateur titulaire assure, entre autres au quotidien, les opérations financières de l’Etat, la dynamisation de la gestion sur le marché des capitaux, le suivi des reformes des finances publiques. Membre de plusieurs comités et organisations tant sur le plan local qu’international, Pr. Kelly Mua Kingsley, est enseignant de l’ingénierie financière et économique dans les universités nationales et internationales.
En intégrant pour le compte de 04 pays le conseil d’administration de l’ATIDI, il s’ouvre une fenêtre de plus à l’international où ses compétences et sa réputation le précèdent. L’African Trade and Investment Development Insurance, en le désignant administrateur titulaire, a fait le choix de la compétence tant ses missions n’appellent aucun laxisme ni distraction afin de prémunir ses membres ainsi que des institutions privées, des risques de défauts de paiement.
De fait, l’ATIDI a été créée afin de fournir, faciliter, encourager et de développer la fourniture ou l’appui en assurance, y compris la coassurance et la réassurance, les garanties et d’autres instruments financiers et services, à des fins d’échanges commerciaux, d‘investissements et d’autres activités productives dans les États africains, en complément de ceux déjà offerts par le secteur public ou privé, ou en coopération avec ces derniers. À ce titre, elle facilite les investissements étrangers en Afrique en fournissant une assurance contre les risques commerciaux et d’investissement.
Présentée comme le catalyseur du commerce et des investissements et l’outil d’atténuation des risques commerciaux pour l’Afrique, l’ATIDI contribue à la mise en œuvre de l’AFCFTA tout en soutenant le processus de relance des économies. Pour atteindre ces objectifs et accomplir son mandat, l’institution facilite le développement des échanges commerciaux, des investissements et d’autres activités productives dans les États membres africains, par la fourniture d’assurance ou de réassurance couvrant les risques politiques, commerciaux, et de cautions.
Entre autres solutions que propose l’ATIDI à ses membres, il y a l’assurance pour le non-respect des garanties souveraines; l’assurance risque-pays et investissement ; l’assurance-crédit ; les cautionnements ; les solutions énergétiques ; la réassurance et les réclamations.
S’agissant de la couverture du non-respect des garanties souveraines par exemple, l’ATIDI par cette assurance, couvre le risque de crédit de l’acheteur/emprunteur public. Outre ladite couverture, cette assurance protège à la fois les prêteurs, les investisseurs et les fournisseurs contre les pertes résultant de la défaillance du souverain ou du sous-souverain à effectuer un paiement à l’échéance dans le cadre de la facilité ou du contrat assuré. En 2023, des pays tels que le Bénin, la Tanzanie, le Sud Soudan et le Kenya, ont bénéficié des effets de l’assurance couvrant le non-respect des garanties souveraines et sous-souveraines. Le Gabon, dont le processus d’adhésion n’est pas encore acté, a bénéficié d’une couverture de 33 millions de dollars en 2023.
Quant à l’assurance risques politiques et investissement, elle couvre des risques politiques spécifiques et protège les prêteurs, les investisseurs et les fournisseurs contre le non-paiement. Entre autres risques politiques couverts par l’ATIDI, il y a les actions ou inactions politiques injustifiées d’un gouvernement, privant un client de ses investissements engendrant ainsi des pertes financières, dans l’un des États membres ; l’embargo et l’expropriation.



