Dix mesures clés pour améliorer l’environnement des affaires au Gabon devraient être implémentées dans les prochains mois, selon une annonce faite le 24 mars à Libreville par le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema. Il recevait une délégation d’entrepreneurs gabonais, conduite par Henri-Claude Oyima, président de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG).
A cet effet, le chef de l’Etat a indiqué qu’il s’agit de : la maîtrise des dépenses publiques, la réduction des barrières commerciales, la simplification administrative, la fiscalité attractive, la digitalisation de l’administration, et le renforcement de la protection judiciaire des entreprises, le soutien au financement des projets à caractère économiques, l’amélioration de l’éducation et de la formation, la gestion optimisée de la dette publique et la mise en place d’une politique de stabilité macro-économique.
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Par ailleurs, apprend-on, afin de renforcer la collaboration entre l’État et les entreprises, le Chef de l’État a décidé de la mise en place d’un cadre permanent de concertation entre les deux parties. Cette initiative vise à consolider les liens commerciaux et à améliorer les interactions entre l’administration centrale et le secteur privé.
Ces mesures sont annoncées dans un contexte où les autorités gabonaises ont à cœur d’améliorer l’environnement des affaires afin d’attirer les investisseurs. Entre 2019 et 2020, le Gabon déclare avoir appliqué les 13 réformes prescrites par le Doing Business de la Banque mondiale. Ces réformes incluent la création d’entreprises, le permis de construire, le raccordement à l’électricité, le commerce transfrontalier, l’octroi du permis de construire, le transfert de propriété et la justice commerciale.
Avancées et réformes
Pour faciliter la création d’entreprises, le gouvernement a procédé à deux réformes. La première est la libéralisation du capital minimum pour la création des Sociétés à responsabilité limitée (SARL). Ce qui a eu pour impact, la baisse du capital minimum exigé de 100 000 à 5000 FCFA ; la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, et la lutte contre le secteur informel. En plus, il y a eu formalisation en ligne des entreprises à travers le guichet numérique de l’Investissement. Le résultat escompté est : la réduction du nombre de procédures ; la réduction des délais de création de 30 jours à 3 jours en moyenne (2021) ; et la réduction des coûts indirects (frais de transport, impression documents…).



