La Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) a annoncé, le 8 juillet 2025, son intention de mobiliser 20 milliards FCFA supplémentaires pour appuyer le projet de logements sociaux de Bikélé-Nzong, en périphérie de Libreville. L’information a été rendue publique à l’issue d’un entretien entre le ministre gabonais des Travaux publics et de la Construction, Edgard Moukoumbi, et le vice-président de la BDEAC, Jean Paterne Megne Ekoga.
Selon ce dernier, « les fonds complémentaires s’ajouteront aux 40 milliards FCFA déjà engagés pour la mise en œuvre du projet, sous la supervision du ministère de la Construction ».
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Le projet de Bikélé-Nzong s’inscrit dans une politique plus large de modernisation urbaine conduite par les autorités gabonaises, afin de répondre à la pression démographique croissante sur Libreville. Il vise à réduire le déficit en logements décents et accessibles tout en développant les zones périphériques, notamment celles touchées par les grands chantiers d’aménagement comme les bassins versants et le Boulevard de la Transition.
Dans ce contexte, la Société nationale immobilière (SNI) a annoncé l’élargissement de l’offre locative dans la zone, portant le nombre de logements prévus de 1 000 à 1 400 unités. Ce réajustement répond à une forte demande en logements sociaux, notamment dans des zones stratégiques proches des infrastructures économiques, mais encore peu exploitées.
À la date du 21 mai 2025, 300 logements avaient déjà été achevés, et les livraisons se poursuivent progressivement. Les bénéficiaires doivent remplir des conditions strictes : être de nationalité gabonaise et justifier d’un patrimoine supérieur à 8 millions FCFA dans la zone concernée. Quarante familles déplacées en raison des travaux sur le bassin versant de Terre Nouvelle ont déjà reçu les clés de leurs nouvelles habitations. Les logements proposés sont de type F3 (2 chambres) ou F4 (3 chambres), bâtis sur des parcelles de 400 à 450 m², pour une valeur estimée entre 45 et 70 millions FCFA.








