Après avoir été retenu le 9 mars dernier parmi les 04 candidats autorisés à prendre part à l'élection présidentielle du 12 avril 2025, Alain-Claude Bilie-By-Nze, membre de la plateforme politique « Ensemble pour le Gabon », a décliné le lendemain dans une déclaration publique, les grandes lignes de son projet de société.
Réforme institutionnelle
Dans la foulée, l'ancien Premier ministre gabonais promet de supprimer certaines institutions républicaines qu'il juge sans importance. « Nous allons couper à la tronçonneuse et nous couper les institutions qui ne servent à rien. Nous allons supprimer le Sénat. Sa présence ne se justifie pas. Par contre, nous allons porter le nombre de députés de 143 à 150 afin d'offrir 07 représentants aux Gabonais de la diaspora (02 en Europe, 02 en Amérique, 02 en Afrique et 01 en Asie). Nous allons supprimer le Conseil économique et social, il ne sert à rien. Nous allons supprimer la médiatude de la République ça ne sert à rien, nous allons supprimer les autorités administratives indépendantes dont la pertinence n'est pas avérée », déclare-t-il.
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En outre, l'ancien membre du gouvernement prévoit, s'il est élu président de la République, de contrôler l'utilisation du budget alloué pour la réalisation du budget. Parce que, explique-t-il, « on attribue les budgets que personne ne contrôle. Nous allons contrôler un certain nombre de postes… allons redresser la finance publique à la tronçonneuse…».
Gestion de la dette
Pour Alain-Claude Bilie By Nze, il est impératif de se pencher sur la gestion de la dette publique estimée à près de 7 500 milliards de Fcfa selon le président de la Transition Brice Clotaire Oligui Nguema. Or, d'après les calculs de Bilie-By-Nze, chaque Gabonais aura à payer plus de 3 millions de Fcfa de cet encours.
Développement local
Son ambition également centrée sur la "réaffectation des ressources minières aux Gabonais" ajoutés à cela l'octroi des permis forestiers au locaux. "Nous allons lancer un grand Plan Marshall, pour nos territoires, nos provinces. Pendant 5 ans, nous allons consacrer 20 milliards de Fcfa par province. Ceci contribuera à transformer l'économie locale, la diversifier et la rentabiliser. Toutefois, fait-il avoir, cela passe par une indépendance énergétique, alimentaire, etc."
Justice
En matière de lutte contre les détournements des deniers publics où le candidat de 58 ans, soupçonne une sorte de complaisance, il affirme que « le président de la République ne sera plus le président du Conseil supérieur de la Magistrature. La Justice ne devrait plus être instrumentalisée » sous son autorité.
Lutte contre le chômage
La lutte contre le chômage constitue le cheval de bataille du projet de société de l'ancien conseiller de l’ex-président Ali Bongo. « Je ferai de la lutte contre le chômage des jeunes, la grande cause du septennat. Je consacrerai tous mes efforts pour que les jeunes Gabonais trouvent de l’emploi », fait-il savoir. Pour mener à bien cette mission, il estime qu'il faudra instituer un minimum jeunesse pour tout diplômé à la recherche d'un premier emploi. En outre, poursuit-il, il faut un accompagnement qui sera versé sous forme d'aide équivalent à 80% de sa dernière bourse perçue lorsqu'il était étudiant.
Pour la deuxième année de recherche d'emploi, si la prime n'est pas fructueuse, à la deuxième année, 60% et s'il n'a toujours pas d'emploi, l'État a l'obligation de l'installer avec un kit première entreprise. Par ailleurs, il envisage de travailler pour l'autonomisation de la femme et pour sa prospérité en multipliant des centres de formation.
Gestion des personnes du troisième âge
Pour Alain-Claude Bilie By Nze, «l'Etat a l'obligation d'accompagner le 3e âge et nous mettrons en place, un minimum universel pour les personnes du troisième âge, de même pour les personnes avec un handicap invalidant, l'Etat doit les accompagner, 75 000 Fcfa par an ce n'est pas possible. Il faut un minimum universel mensuel pour accompagner les personnes en position de faiblesse et de handicap».
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Sur le plan politique, Bilie By Nze scrute une indépendance diplomatique avec par exemple, une révision de la coopération "d'égal à égal avec la France" parce, souligne-t-il, "il est temps de réviser cette coopération (accords économiques, culturels, militaires, scientifiques".
Pour rappel, l'élection présidentielle est prévue au Gabon le 12 avril 2025. La campagne y relative s'ouvre le 29 mars pour se refermer à la veille du scrutin.


