Maurice Kamto : Pour un développement par la technologie et une croissance soutenue
Le candidat du MRC à la présidentielle d’octobre 2018 estime que le Cameroun peut devenir un havre de prospérité si les atouts dont il dispose sont exploités avec efficience en mettant au centre de l’action la technologie, un outil de financement stratégique et une politique de croissance soutenue.
Maurice Kamto, méthodique dans sa démonstration, présente d’abord les préalables et les outils nécessaires au déploiement de sa vision pour le Cameroun, s’il est élu le 7 octobre prochain comme président de la République. Ces préalables et outils sont d’abord de nature intellectuelle en développement une stratégie du décollage économique du Cameroun dans le cadre d’un Plan National pour la Croissance et le Développement (PNCD), lequel sera accompagné des plans opérationnels ou programmes, et des budgets prévisionnels.
Le candidat du MRC propose le développement par la technologie. Le Cameroun peut accélérer son développement et tirer parti des technologies disponibles en s’appuyant sur un très grand pool de connaissances scientifiques dans lequel il peut puiser. L’énergie, quant à elle, devrait retrouver une place prépondérante dans le développement du pays. Raison pour laquelle il entend promouvoir une politique de polycentrisme énergétique permettant la valorisation de toutes les principales sources d’énergie faisant aujourd’hui l’objet d’une maîtrise technologique ainsi que des coûts de production pour les mettre au service de l’essor socioéconomique du pays. Comme autres préalables, le candidat pense à une nouvelle politique foncière ; la mise en confiance des investisseurs, nationaux et étrangers, en leur montrant que le pays a besoin d'eux, etc.
8 à 12 points de croissance par an
Une fois tous ces préalables acquis, Maurice Kamto envisage dans son projet de société d’implémenter une réelle politique de croissance soutenue. Il s’agira d’engager un processus de croissance qui se situera entre 8 et 12% au cours de la prochaine décennie, grâce à l’effort collectif. Pour y parvenir, il pense en premier à la transformation de l’agriculture. Une ambition se résumant à deux principaux axes : assurer la sécurité alimentaire des Camerounais tout en procurant des revenus aux producteurs, et faire du pays un exportateur net des produits agricoles. La réalisation du premier de ces objectifs passe par une meilleure organisation et l’accroissement de l’efficacité des exploitations familiales qui demeurent les plus nombreuses dans la structure agraire de notre pays et qui contribuent à la construction d’écosystèmes durables et diversifiés. La réalisation du second objectif exige le développement d’une agriculture moderne des grandes plantations de production aussi bien des produits traditionnels de rente que des produits vivriers destinés au marché international. Enfin, il faut également engager une industrialisation stratégique. La politique industrielle du MRC repose sur un choix et une politique des filières stratégiques opérées en fonction des atouts du Cameroun tant en termes de ressources naturelles, de ressources humaines que des marchés disponibles ou à venir et des ambitions du pays. Ensuite, il y a la modernisation de la gouvernance économique. Pour le candidat Maurice Kamto, cette modernisation appelle plusieurs décisions importantes : réorganisation de la SNI afin de redéfinir ses missions au regard du contexte de la mondialisation et du rôle de l’Etat stratège ; repenser le rôle et l’opportunité du maintien des deux structures d’aménagement que sont la MAETUR et la MAGZI ; révision de la politique de participation de l'État ; redimensionnement du portefeuille des entreprises publiques et parapubliques ; reconfiguration des missions de certaines entités publiques telle que la SIC ; repenser le rôle des agences de régulation telles ART, ARSEL…Aménagement du territoire : Un pan important de la vision du candidat
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Maurice Kamto propose aux Camerounais de dresser un bilan des problèmes du pays afin de mettre en place une vision de développement inclusif et intégré. Dans son projet de société, il intègre une grande modernisation de l’espace vital des populations.
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Les politiques menées jusqu’ici ont conduit à une faible intégration de certaines régions dans la nation. Cela se traduit notamment par une faible participation à la vie nationale, un sentiment d’être exploité par les autres, une sous-représentation dans les élites du pays… Le constat est fait en filigrane dans le projet de société de Maurice Kamto, candidat à l’élection présidentielle du 7 octobre sus la bannière du MRC. Pour remédier aux problèmes de modernisation du cadre de vie des populations, il envisage une démarche concertée, négociée, itérative, pour décliner le paradigme de l’unité nationale avec un accent particulier sur les points de tension actuels ou potentiels, tout en s’inscrivant dans la perspective du développement durable. Avant que les techniciens n’interviennent pour élaborer un Schéma national d’Aménagement du Territoire (SNAT) qui sera par la suite décliné en schémas régionaux, un grand débat national sera organisé sur la question, aboutissant lui-même à une Charte nationale de l’aménagement du territoire.
Pour l’heure, le candidat du MRC pense à une politique urbaine imaginative et audacieuse. Il pense par exemple donner aux villes secondaires les moyens d’absorber l’importante croissance urbaine à laquelle le pays fait face, dans de meilleures conditions que ce que l’on observe pour les deux métropoles nationales, Douala et Yaoundé. Il s’agira de créer et maintenir dans ces villes secondaires des conditions de vie plus harmonieuses, mais aussi des incitations économiques permettant la création de richesses et d’emplois.








