Les échanges commerciaux entre les localités qui constituent l’important bassin de production agricole du Mbam-Sanaga (Mbam et Kim, Mbam et Inoubou et la Haute-Sanaga) et la ville de Yaoundé ne vont pas s’arrêter. Les trois bacs de franchissement qui servent habituellement aux populations pour traverser le fleuve Sanaga viennent d’être réhabilités par le gouvernement. Ceci, en attendant la fin des travaux de construction d’un pont en matériaux définitifs sur ce fleuve de la région du Centre.
Désenclavement du bassin de production agricole du Mbam-Sanaga
Le Mbam-Sanaga représente un important bassin de production notamment pour le cacao, le maïs, le palmier à huile, le plantain et le maïs. Identifié comme tel, l’Agence française de développement, associée à d’autres institutions
bancaires notamment la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale(Bdeac) entre autres, a lancé en 2014, les travaux de construction d’un pont sur le fleuve Sanaga pour désenclaver ledit bassin. Les travaux qui sont toujours en cours, devraient coûter un plus de 200 milliards de F. Ils vont également inclure la construction de 500 kilomètres de voirie et 50 kilomètres de pistes rurales dans ces localités environnantes.
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L’Etat du Cameroun se veut également impliqué dans le processus de désenclavement de ce bassin de production. Il s’investit davantage dans la construction ou la réhabilitation des axes routiers pour ce faire. Le dernier projet de cette nature en date, est le bitumage de la route Ngultang (Nyong et Mfoumou) – Lembe Yezoum (Haute Sanaga) longue de 54 kilomètres. La société camerounaise KT et CO.BTP a été retenue au cours de ce mois de septembre à la suite d’un appel d’offres lancé en mai dernier par le ministère des Travaux publics (Mintp), relatif au bitumage du tronçon Ngultang- Mengueme Si, de cet axe routier (23 kilomètres).
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A en croire le Mintp, les travaux devraient commencer dans les prochains jours pour un coût total de 4,6 milliards de F avec un délai d’exécution de 12 mois. Elles vont consister premièrement à une phase préparatoire, avec des repères provisoires de 5 à 10 mètres de chaussée afin de bien matérialiser la zone d’impact du projet. Également, cette phase prendra en compte le débroussaillage, l’élagage et l’abattage des arbres sur les abords immédiats de la route afin d’améliorer l’ensoleillement et la visibilité. « S’agissant des travaux relatifs aux corps de chaussée, ils porteront sur les couches de base, de fondation et de roulement », poursuit le Mintp.
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Il s’agit là d’un ensemble de projets qui, une fois achevés, vont ainsi permettre d’améliorer la continuité de la chaîne de transport vers les zones d’écoulement et rendre plus accessibles ce bassin de production pour mieux vendre ses potentialités.








