Bourbier presque impraticable en cette saison des pluies, la route qui relie le quartier Nkolmesseng dans le 5e arrondissement de la ville de Yaoundé à Éleveur, un autre quartier de la même commune, attend toujours le bitume promis par les autorités municipales et administratives. Les travaux qui ont été lancés en août 2021, avec l’assurance qu’ils vont s’achever au plus tard en février 2023, piétinent. Cette situation inquiète Célestine Ketcha Courtès, la ministre de l’Habitat et du développement urbain. A en croire cette dernière, les retards accusés sur ce chantier sont essentiellement dus à l’insolvabilité de la mairie compétente qui peinent à mettre à la disposition des populations les indemnisations qu’elles sont censées payer selon les termes de l’accord passé avec la Banque mondiale pour le financement des travaux. «Dans ce projet, il est retenu que les communes doivent prendre en charge, sur leurs budgets, les frais d’indemnisations des personnes et des biens impactés par les travaux. Au moment de lancer les travaux, la commune a indiqué qu’elle n’avait pas l’argent pour payer. Nous avons saisi le président de la République en soulignant que nous allons perdre une dizaine de milliards (financement apporté par le Banque Mondiale, NdlR) pour 1 milliard. Le Chef de l’Etat a instruit de payer au nom de la Communauté urbaine, parce que le projet concernait également d’autres mairies. Ce qui a permis de lancer les travaux à Nkolmesseng» a précisé le Mindhu.
Toutefois, en dehors l’aménagement des caniveaux et du reprofilage par endroit de cette route, le bitume tant attendu n’est toujours pas visible, presqu’un an après le début des travaux. Célestine Ketcha Courtès croit savoir que cette situation est subséquente à la sous-évaluation du montant des indemnisations. «La construction de la voie principale n’avance pas parce qu’il y a encore quelques personnes impactées, notamment les tombes qu’il faut déplacer. Il faut environ 300 millions de Fcfa. Le maire de la ville n’a pas d’argent. Le chef de l’Etat a fait ce qu’il fallait pour payer les indemnisations. Mais séance tenante, on se rend compte qu’il y a encore des choses qui n’avaient pas été évaluées», a-t-elle ajouté.
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Les travaux de réhabilitation du tronçon Nkolmesseng- Éleveur et Oyom-abang rentrent dans le cadre du Projet de Développement des Villes Inclusives et Résilientes (Pdvir), financé par la Banque mondiale à hauteur de 18 milliards de FCFA. Les travaux prévoient en ce qui concerne Nkolmesseng, la construction d’une chaussée de 2x2 voies de circulation chacune, séparées avec un terre-plein central de deux mètres avec des caniveaux, des trottoirs et de l’éclairage public.
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