Au Tchad, le groupe marocain Cimaf envisage de racheter 70 % du capital de Ciments Tchad (CIM-TCHAD) via sa filiale locale CIMAF Tchad. Le projet de concentration a été notifié le 2 décembre 2025 à la Commission de la CEMAC et a fait l’objet d’un avis de publication le 6 janvier 2026, conformément à la réglementation communautaire sur la concurrence. Cette procédure ouvre un délai de 14 jours aux tiers intéressés pour formuler d’éventuelles observations. Selon la Commission, l’opération porte sur « une prise de contrôle majoritaire de CIM-TCHAD par CIMAF Tchad ».
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Basée à N’Djamena, CIM-TCHAD est active dans la fabrication, l’ensachage et la commercialisation du ciment. Elle évolue sur un marché porté par la demande en logements, en infrastructures publiques et en chantiers routiers, même si aucune donnée officielle n’a été communiquée sur ses capacités industrielles ou ses parts de marché.
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Cette prise de participation vise clairement à muscler la présence de Cimaf sur le marché tchadien du ciment. Déjà implantée dans le pays, CIMAF Tchad dispose d’une capacité de production annuelle de 500 000 tonnes, supérieure à la demande locale estimée à moins de 400 000 tonnes par an. Cette capacité excédentaire permet au groupe de sécuriser l’approvisionnement du marché national et de limiter le recours aux importations.
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Le groupe marocain exploite depuis 2017 une cimenterie intégrée à Lamadji, dans la zone industrielle de N’Djamena, l’une des deux unités de production de ciment que compte le pays. L’usine affiche une capacité nominale de 500 000 tonnes par an, extensible à 1 million de tonnes, et emploie plus d’une centaine de personnes, dont environ 95 % de nationaux. CIMAF revendique par ailleurs plus de 500 emplois directs et indirects générés par ses activités au Tchad.








