Après la mise en vente de l'immeuble par l'Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc), le gouvernement équato-guinéen avait, dans un communiqué publié le 27 juin, dénoncé une « confiscation illégale » de ce qu'il considère comme sa mission diplomatique en France et menacé de revoir l'ensemble de ses relations avec Paris, y compris une éventuelle rupture.
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Trois jours plus tard, le 30 juin, le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue a durci le ton dans un message publié sur le réseau social X. Il a d'abord remercié les « pays frères africains » ayant exprimé leur solidarité envers la Guinée équatoriale, avant de dénoncer ce qu'il présente comme une résurgence des rapports de domination entre l'Europe et l'Afrique. « Cette solidarité africaine constitue un signal sans équivoque face à des prétentions qui rappellent des pratiques de domination, de pression et de mépris envers les États africains. L'Afrique a trop lutté pour surmonter l'hégémonie coloniale pour accepter, au XXIᵉ siècle, que des pays qui se présentent comme démocratiques utilisent leur influence pour affaiblir, humilier ou conditionner des États qu'ils considèrent plus vulnérables », écrit-il.
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Le vice-président rejette également le mécanisme français de restitution des avoirs confisqués, estimant que la Guinée équatoriale « n'a pas besoin d'argent de la France provenant d'une confiscation illégale de ses propres biens » et qu'elle « n'accepte pas la charité issue de l'usurpation de ce qui lui appartient légitimement ».
L'épilogue judiciaire des « biens mal acquis »
La confiscation définitive de l'immeuble remonte à 2021, dans le cadre de la célèbre affaire des « biens mal acquis ». En juillet de cette année-là, la Cour de cassation française avait confirmé la condamnation de Teodoro Nguema Obiang Mangue pour blanchiment de détournement de fonds publics. Sa peine comprenait trois ans de prison avec sursis, 30 millions d'euros d'amende et la confiscation de l'hôtel particulier de l'avenue Foch.
Plus récemment, le 23 mars 2026, le tribunal judiciaire de Paris a ordonné l'expulsion des derniers occupants officiels de l'immeuble, parmi lesquels figuraient un amiral et un ambassadeur équato-guinéens. La mise aux enchères du bâtiment constitue ainsi le dernier épisode judiciaire de cette affaire, mais ouvre désormais un nouveau front diplomatique entre Paris et Malabo.









