Le gouvernement équato-guinéen a ouvert, mardi 30 juin, une enquête sur le non-versement présumé de plus de 500 millions de FCFA destinés au paiement des ingénieurs, géologues et pétrochimistes de l'État, selon un communiqué du Bureau de la presse et de l'image de la vice-présidence. À l'issue d'une réunion de crise tenue au Palais du peuple à Malabo, le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue a mis en place une commission spéciale chargée d'auditer les comptes du ministère des Hydrocarbures. « Les fonds versés par les entreprises doivent parvenir intégralement aux professionnels qui ont effectué les travaux », a-t-il déclaré, en ordonnant d'accélérer les procédures destinées à régulariser cette situation.
Le mécanisme au cœur de cette affaire concerne les frais techniques d'embarquement liés aux prestations réalisées sur les plateformes offshore. Selon les conclusions préliminaires présentées lors de la réunion, les compagnies pétrolières ont effectivement transféré les montants dus sur les comptes du ministère de tutelle. Toutefois, sous l'administration précédente, ces sommes n'auraient jamais été reversées aux techniciens concernés. Sans préciser la période à laquelle remontent les faits, le ministre des Hydrocarbures, Antonio Oburu Ondo, a indiqué que les flux financiers actuels couvrent exclusivement les prestations récentes et ne permettent donc pas d'apurer ces arriérés. Dans ce contexte, plusieurs contrats de maintenance ont déjà été annulés afin de réorganiser les dépenses du département.
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Face à ces irrégularités, la présidence a ordonné une enquête associant le ministère des Finances, la Trésorerie générale et la Gendarmerie nationale. L'objectif est de retracer le circuit des fonds et d'établir d'éventuelles responsabilités. En parallèle, l'exécutif s'est engagé à régulariser les paiements dus aux agents concernés afin d'éviter des tensions sociales au sein d'un secteur stratégique pour l'économie du pays.
Cette affaire intervient dans un contexte de renforcement des contrôles au sein des entreprises et administrations publiques équato-guinéennes, après plusieurs dossiers ayant notamment concerné GEPetrol et la compagnie aérienne Ceiba Intercontinental. Pour la Guinée équatoriale, plus petit producteur africain membre de l'OPEP avec une production d'environ 70 000 barils par jour, l'enjeu dépasse le seul cadre administratif. Alors que le pays cherche à enrayer le déclin de ses champs pétroliers matures, le renforcement de la gouvernance constitue un levier essentiel pour préserver son attractivité auprès des investisseurs internationaux, notamment dans l'exploration.
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