La société Jamb’s Avenir, détentrice d’un permis de recherche d’or et de substances connexes à Batouri, dans la région de l’Est du Cameroun, envisage de passer à la phase d’exploitation industrielle. Selon un communiqué publié le 5 juin 2025, le ministre de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement durable (Minepded), Pierre Hélé, a annoncé l’organisation d’audiences publiques du 9 mars au 14 mai 2025 dans cette localité située dans le département de la Kadey.
Ces audiences ont pour but de recueillir les observations et préoccupations des populations après lecture du rapport d’étude d’impact environnemental et social du projet, étape préalable obligatoire à sa validation. Le communiqué précise que les parties intéressées sont invitées à participer activement à cet exercice participatif, conformément à la réglementation en vigueur.
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Si les capacités exactes de production de la future mine ne sont pas encore connues, le lancement de ce projet intervient dans un contexte national de sous-performance du secteur aurifère. Malgré un potentiel important, la production artisanale et semi-mécanisée du Cameroun peine à franchir la barre symbolique d’une tonne par an.
Selon le rapport 2022 de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), 90 % de la production d’or échappe aux circuits formels, entraînant un manque à gagner significatif pour l’économie nationale. Le pays n’a enregistré cette année-là qu’une production de 859,92 kg d’or, soit une progression modeste d’environ 500 kg par rapport à l’année précédente.
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Il faut également noter que le choix porté vers cette localité n’est pas anodin. Quand on sait qu’au Cameroun, Batouri est le principal centre de production, avec une contribution de 37,3 % de la production totale, soit 332,2 kg d'or pour une valeur de 10,2 milliards de Fcfa. Betaré-Oya et Ngoura suivent, avec des contributions respectives de 20,29 % et 15,50 %. D'autres sites tels que Kette, Meiganga et Mbotoro participent également à la production nationale, bien que dans des volumes moindres. Enfin, des sites à production plus faible comme Bombe, Dir, Gari Gombo, Garoua-Boulaï, Rey-Bouba et Yokadouma contribuent à la diversité des zones d'extraction aurifère au Cameroun.









