Au Cameroun, la multinationale anglo-suisse Glencore, spécialisée dans le négoce et l'extraction de matières premières se positionne pour le rachat des minerais de cobalt, nickel et du manganèse, issus de l’exploitation du gisement de Nkamouna-Lomié, situé à l’Est du pays. C’est ce que révèle la juniore minière américaine Geovic détentrice du permis d’exploitation de ce gisement délivré par décret n°2003/077 du 11 avril 2003. Selon les informations de ce cette structure, des pourparlers sont en cours entre les deux géants miniers ainsi qu’avec d’autres potentiels acheteurs, tout en relevant qu'à date, l’exploitation de la mine n’a toujours pas démarré. Mais d’après des prévisions du gouvernement camerounais, « le projet pourrait fort heureusement démarrer au cours de l’année 2024 », précise une source.
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En effet, cette annonce permet d’envisager le processus d'acheminement des minerais extraits de ce site vers les marchés national et international. Sur le terrain, les travaux de mise en œuvre de ce projet n’ont pas démarré du fait des difficultés financières et techniques rencontrées par Geovic Mining. Mais depuis l’acquisition totale de cette société par Phoenix Mining en vue du financement et de l’exploitation de ce gisement, le projet tend vers sa concrétisation.
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En plus du contrat passé avec l’entreprise Glencore pour assurer la vente des minerais, la société Geovic a également signé des contrats stratégiques avec d’autres sociétés. Parmi celles-ci, on note deux entreprises chinoises notamment : Sinohydro, chargée de la construction de la mine à ciel ouvert ; et Xinhai, qui va assurer la construction d’une unité de traitement optimale permettant d’obtenir un concentré de cobalt-nickel plus rentable à 4%. En outre, la société française Enfi, spécialisée dans le secteur des activités des marchands de biens immobiliers devra assurer la transformation industrielle du minerai.
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Il faut noter que pour ce gisement d’une teneur estimée à 68,13 millions de tonnes de minerais, et la production annuelle envisagée estimée à 13,5 tonnes de Cobalt, 3,3 tonnes de Nickel et 62800 tonnes de Manganèse, les pouvoirs publics renseignent que le processus de restructuration entamé en février 2023 est toujours en cours avec Phoenix Mining Ltd. « Le processus de restructuration qui a été entamé en février 2023 avec ce nouveau partenaire souffre actuellement de quelques problèmes sur le plan administratif, cependant, il n’en demeure pas moins qu’une fois la restructuration complète conduite par le Minmidt. », renseigne la source.









