L’Association Camerounaise du Gaz (ACG), qui regroupe les opérateurs du secteur gazier amont et aval, ont initié ce 24 septembre 2025 à Yaoundé une concertation en vue de relancer leurs activités à l’arrêt depuis 2009. « La relance de l’ACG est une nécessité absolue. Elle permettra de fédérer les efforts des acteurs publics et privés, de stimuler l’innovation et de renforcer la place du gaz dans notre économie», a indiqué Magloire Ndozeng, représentant d’Adolphe Moudiki, Administrateur Directeur général de la SNH également membre de cette organisation. « Elle offrira également une plateforme crédible pour accompagner les reformes, promouvoir les bonnes pratiques, défendre les intérêts de la profession et attirer de nouveaux investissements».
La relance de l’ACG s’inscrit dans une logique de stimulation du secteur gazier national. À l’origine, l’ACG légalisée en 2006, visait à couvrir toute la chaîne du gaz, de l’exploration à la distribution, en offrant un cadre de concertation pour ses membres. L’association mise sur désormais l’adhésion de nouveau membres tels que Perenco, Addax, Gaz du Cameroun ou Hydrac, aux côtés de la SNH, TotalEnergies et d’autres anciens membres pour s’affirmer. « Nous avons constatés que depuis 2009, nous tournons au ralenti. Je pense qu’à un moment donné, il a été rendu nécessaire de mettre en place un cadre qui régule le secteur. En 2012, la promulgation du code gazier est venue complétée le code pétrolier en place depuis 1999 et le décret d’application a eu quelque temps pour être publié. Aujourd'hui nous avons tous les outils nécessaires pour pouvoir animer cette association. », souligne-t-il.
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Le plan de relance prévoit la tenue prochaine d’une Assemblée Générale élective pour renouveler le Conseil et le Bureau, et la création de commissions permanentes thématiques. Parmi les actions immédiates figurent la confirmation des cotisations des membres fondateurs, la campagne d’adhésion de nouveaux membres et l’organisation médiatique et institutionnelle de l’ACG.
Triple enjeu
L’enjeu est triple pour l’État, les entreprises et les ménages. Pour le Cameroun devenu exportateur de GNL en 2018, la relance de l’ACG peut contribuer à attirer de nouveaux investissements, à accroître les recettes fiscales, et à rendre le pays plus attractif dans le cercle encore restreint des pays exportateurs de gaz naturel en Afrique centrale. Pour les entreprises, ce renouveau vise à clarifier les obligations, partager les bonnes pratiques et favoriser les synergies entre amont et aval. Pour les ménages et l’industrie locale, cela pourrait renforcer l’accès à une énergie plus propre, notamment via la substitution de combustibles fossiles plus polluants, et bénéficier de retombées en matière d’emploi, d’infrastructures et d’industrialisation locale.
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Sur le plan des ressources, les réserves prouvées de gaz du Cameroun sont estimées à environ 157 milliards de m³, selon la SNH. Le champ Sanaga Sud, via l’usine flottante Hilli Episeyo, constitue un actif central pour l’export et la valorisation. Dans le contexte mondial, avec la pression croissante pour réduire les émissions de carbone et diversifier les sources d’énergie, le gaz naturel est perçu comme une « énergie de transition », et les États cherchent à en faire un levier de compétitivité et de souveraineté énergétique. Le redémarrage de l’ACG intervient à un moment où de nombreux pays intensifient leurs investissements dans le gaz pour sécuriser l’approvisionnement et préparer leur transition énergétique.
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