Au Cameroun, le réseau routier s'étend sur 121 873 km. A date, seulement 10 576 km sont bitumés, ce qui représente 9 % du total. Ce chiffre a été révélé lors de la revue des projets routiers, une réunion présidée par Emmanuel Nganou Djoumessi, le ministre des Travaux publics, du 2 au 4 septembre à Yaoundé. Ces chiffres révèlent un retard important dans la mise en œuvre des objectifs de la Stratégie nationale de développement (SND30). En effet, dans le cadre de ce programme, le gouvernement a pour ambition de bitumer 6 000 km de routes. Or, entre 2020 et 2024, soit les cinq premières années de la stratégie, seuls 2 077,13 km de routes ont été bitumées. Cette performance représente à peine 34,6 % de l'objectif final.
Le scénario est pareil en ce qui concerne les réhabilitations des routes. Pour un objectif intermédiaire de 1 500 km, seuls 1 176 km de routes ont été réhabilités, soit un taux de réalisation de 49%. Toute chose qui impacte sur l’état du réseau routier national. « Les routes nationales sont en bon et moyen état sur 71,3% de leur linéaire, avec 80% pour le linéaire de routes bitumées en bon état ; les routes régionales sont en bon ou moyen état sur 45,1%, les routes communales sont en bon ou moyen état sur seulement 24,2% », a déclaré Emmanuel Nganou Djoumessi.
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A en croire le Mintp, l’état du réseau routier n’a évolué que de 5 points par rapport à 2024. Il explique cette lenteur par plusieurs facteurs notamment, la crise sécuritaire dans les régions du Nord-Ouest, Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord qui d’après lui, est « la principale cause du désintéressement des entreprises suites aux appels d’offres aux appels d’offres qui sont lancés pour améliorer le réseau routier. A ceci s’ajoute de l’accentuation de la dégradation de la chaussée du fait du fait de la vétusté des infrastructures.
L’architecte de l’Etat met également en avant, l’insuffisance des moyens logistiques, financières et moyens des entreprises pourtant adjudicataire des marchés. Ces difficultés s'accentuent avec les retards du Trésor public dans le paiement des décomptes. « A titre d’illustration, 27 marchés ont été résiliés sur la période 2019-2024, sans compter ceux clôturés à la demande de l'entreprise ».
Rappelons que les routes régionales représentent 7,7% du réseau national contre 11,4% pour les routes régionales et 80,8% de routes communales qui regorge les bassins agropastoraux mais dont la majorité du linéaire en terre.
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