Le Cameroun a terminé l’année 2024 avec un taux d’inflation de 4,5%. C’est ce que revele l’Institut national de la statistique dans sa note mensuelle sur "L’évolution des prix à la consommation finale des ménages" pour le mois de décembre. Par rapport à 2023 ou cet indicateur se chiffrait à 7,4% on observe une baisse de 2,9%. Sur les trois dernières années, c’est le taux d’inflation le plus bas que le Cameroun ait enregistré. Il est passé de 6,3% en 2022 à 7,4% en 2023, puis à 4,5% l’année.
Bien que toujours supérieur au seuil communautaire de 3% en zone Cemac, le ralentissement observe du taux d’inflation en l’année 2024 peut être mis à l’actif de certaines fonctions de consommation. Celles-ci, qui courant de l’année écoulée n’ont pas enregistré une augmentation de leurs coûts et n’ayant pas franchi le seuil de 3%. Dans cette catégorie on a les fonctions : boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants un taux annuel de 2,4% ; habillement et chaussures avec 2,5% ; les meubles, articles de ménage et d’entretien courant avec 2% ; la santé 0,6% ; la communication 0,0% ; les loisirs et cultures 0,8% ; les enseignements, restaurants et hôtels avec 1,9% et enfin les biens et services divers d’un taux de 2,3%. En guise d’exemple pour le mois de décembre, les meubles, articles de ménage et d’entretien courant ont permis de ralentir l’inflation qui s’est chiffrée à 0,6% ce mois. Ce en affichant une baisse de 0,2% sur leurs prix sur cette période.
Transports et produits alimentaires en tête de file
Ce n’est un secret pour personne que les fonctions de consommation produits alimentaires et transports sont depuis 2022, les principales causes de la hausse des prix. Pour l’année 2024 encore celles-ci ont affichées des performances ne traversant pas les moins de 5%. Dans le détail, les prix des produits alimentaires ont crû de 5,6% en 2024 avec un dynamique haussière observée particulièrement surr l’ensemble du 4e trimestre.
Pour le compte de décembre notamment, les prix des produits alimentaires ont crû de 1,4% en lien avec « la hausse des prix des légumes frais en fruit ou racine, des légumes secs et oléagineux, ainsi que des légumes frais en feuille. À cela s’ajoute une augmentation des prix des fruits, ainsi que des huiles et graisses.», renseigne le statisticien national. Sur l’ensemble de l’année, ce sont : les fruits (9,1%), les légumes (11,5%), les produits alimentaires non catégorisés (9%) et les pains et céréales et les viandes avec 5,6%.
S’agissant de la fonction transports, elle termine l’année avec un taux de 12,3%. Courant l’année, cette fonction a affiché une tendance haussière entre les mois de mai et décembre. D’ailleurs que pour ce dernier mois, elle se chiffrait à 11,6% en hausse de 0,1% par rapport a mois de novembre.








