La République Centrafricaine vient d’obtenir un financement de 15 millions d’euros (environ 9,8 milliards FCFA), sur les 25 millions d’euros promis par le gouvernement français pour soutenir les finances publiques et stabiliser l’économie nationale. L’accord de prêt, dont les discussions sont en cours depuis juillet, a été signé le 22 octobre dernier entre le Premier ministre centrafricain, Félix Moloua, et la directrice de l'Agence Française de Développement (AFD), Sandra Kassab. « Ce nouveau financement s’inscrit dans la continuité de l’appui constant de la France au gouvernement centrafricain pour stabiliser l’économie nationale, promouvoir des réformes structurelles ambitieuses et répondre aux besoins prioritaires des populations », peut-on lire dans la communication gouvernementale y relative.
Selon les termes de l’accord, les fonds en discussion se constituent en un prêt bilatéral concessionnel versé en deux tranches. Le premier versement, effectué à la signature de la convention avec l’AFD, s’élève à 15 millions d'euros tandis que le solde de 10 millions d’euros est prévu pour fin 2025, sous réserve de l'avis favorable de la cinquième revue du programme du Fonds Monétaire International (FMI). A date, la République Centrafricaine (RCA) a respecté 50 % des critères de performance macroéconomiques fixés par le FMI nécessaires à l’obtention de nouveaux financements et à la conclusion de la 5ème revue du Programme de Facilité Élargie de Crédit (FEC).
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« À fin juin 2025, trois des six critères essentiels ont été brillamment atteints : les recettes fiscales ont dépassé l’objectif, atteignant 93,3 milliards FCFA contre 80 milliards FCFA, témoignant d’une gestion fiscale dynamique ; le déficit primaire intérieur, maintenu à 17,4 milliards FCFA, reflète la maîtrise des finances publiques ; la signature et le décaissement d’emprunts extérieurs non-concessionnels ont renforcé la crédibilité internationale du pays », a indiqué le ministère des Finances à l’issue d 'une réunion stratégique tenue le 8 octobre dernier.
Il reste donc au pays à cocher 3 autres critères qui sont entre autres : éviter l'accumulation de nouveaux arriérés de paiement extérieurs, respecter un plafond sur les emprunts nets contractés auprès du système bancaire intérieur et de la banque centrale et atteindre des objectifs de plafonnement des dépenses ou d'apurement des arriérés intérieurs (salaires, biens et services)pour assainir la situation de la trésorerie.
Renforcer les relations avec la France
Il faut noter que ce nouveau financement intervient dans le cadre d’un dialogue diplomatique intensifié depuis la reprise des relations entre les deux pays, au premier trimestre 2024 et vient en complément d’une aide budgétaire de 10 millions d’euros accordée à la même période. Dans un contexte de fragilité budgétaire et de fortes exigences sociales, les autorités centrafricaines soutiennent que ces multiples engagements avec le partenaire français visent à consolider durablement les capacités productives du pays, améliorer les conditions de vie des Centrafricains et accompagner les réformes prioritaires en cours.
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Le prêt français sera principalement destiné à financer le budget de l'État pour l'exercice 2025, réduire les arriérés de l’Etat sur le service de la dette intérieure et soutenir les dépenses sociales prioritaires et essentiels, en particulier dans le secteur de la santé. Les fonds consentis correspondent à près de 5% du budget 2025 de la République centrafricaine, équilibré en recettes et en dépenses à 384 milliards FCFA après le collectif budgétaire voté en mai dernier.









