Un nouvel accident meurtrier secoue le secteur minier artisanal en République centrafricaine. Au moins huit personnes ont trouvé la mort dans la nuit du 8 au 9 juin après l'effondrement d'une mine artisanale à Kinyémé, un village situé dans la préfecture de la Nana-Mambéré, à une cinquantaine de kilomètres de Baboua, dans l'ouest du pays. Plus d'une dizaine de personnes étaient toujours portées disparues lundi, selon des sources locales.
Le drame s'est produit vers 1 heure du matin, alors que plusieurs dizaines de creuseurs se trouvaient dans les galeries souterraines du site. Selon des témoignages recueillis sur place, la terre s'est brusquement affaissée, ensevelissant de nombreux travailleurs sous des tonnes de gravats. Dès les premières heures de la matinée, des habitants des villages voisins se sont mobilisés aux côtés des équipes de secours pour tenter de retrouver les victimes. Les opérations de recherche, rendues difficiles par l'instabilité du terrain, ont permis de récupérer huit corps sans vie. Les fouilles se poursuivaient encore en fin de journée à la recherche d'éventuels survivants.
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Les autorités locales ont annoncé le déploiement de moyens supplémentaires afin d'accélérer les opérations de sauvetage. Le bilan pourrait encore s'alourdir compte tenu du nombre de personnes toujours portées disparues.
Cette nouvelle tragédie met une fois de plus en lumière les conditions de travail particulièrement précaires qui prévalent dans l'exploitation artisanale de l'or et du diamant en Centrafrique. Sur de nombreux sites, les mineurs opèrent sans équipements de protection ni dispositifs de sécurisation des puits, exposés en permanence aux risques d'éboulement.
L'accident survient à peine un mois après une catastrophe similaire survenue dans la même préfecture. Le 6 mai dernier, l'effondrement d'un puits sur le site minier de Bé-Mbari avait fait au moins 23 morts parmi les exploitants artisanaux.
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La répétition de ces accidents relance les interrogations sur l'encadrement d'un secteur largement informel mais vital pour l'économie de nombreuses communautés. Les organisations de la société civile appellent régulièrement les autorités à renforcer les contrôles et les normes de sécurité afin de réduire le nombre de drames sur les sites d'exploitation. À Baboua et dans les villages environnants, de nombreuses familles restent suspendues aux opérations de recherche dans l'espoir de retrouver leurs proches.



