Par jugement du 20 juillet 2026, le Tribunal de grande instance de Kinkala a prononcé la liquidation judiciaire des biens de Diamond Cement Congo SA, filiale du groupe indien WACEM implantée à Mindouli, estimant que les chances de redressement de l'entreprise étaient désormais « nulles ». Consultée par EcoMatin, la décision fixe la date de cessation des paiements au 9 janvier 2025, dessaisit les dirigeants de l'administration de la société au profit d'un syndic et prévoit la clôture de la procédure dans un délai maximal de 18 mois.
Selon les médias congolais, l'usine avait démarré sa production en janvier 2018 avec une capacité annuelle de 700 000 tonnes. Représentant un investissement d'environ 60 milliards de FCFA, dont 35 milliards financés par emprunts bancaires, le projet était détenu à 20 % par le groupe indien WACEM, 15 % par l'État congolais et 65 % par d'autres investisseurs. Mais cette arrivée sur le marché s'est rapidement heurtée à une offre excédentaire. Dès décembre 2019, l'usine cessait ses activités, victime d'une guerre des prix sur le ciment.
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À l'époque, le directeur général de la société, Clément Mawuli Ahialey, expliquait cette situation par l'effondrement des prix et les ventes à perte. Selon lui, le prix de la tonne de ciment était passé de 200 000 FCFA en 2009 à 40 000 FCFA en 2019. Cette pression concurrentielle s'est accentuée avec l'arrivée de nouveaux producteurs, notamment le nigérian Dangote Cement, dont l'usine de 1,5 million de tonnes de capacité annuelle a été inaugurée en 2017.
Au-delà de la disparition d'un acteur industriel, la liquidation entérine également ses conséquences sociales. Plus de 350 emplois directs et indirects ont été perdus avec l'arrêt des activités de l'usine, selon les médias congolais.
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Diamond Cement Congo SA appartient au groupe indien Diamond Cement Africa (WACEM), présent dans treize pays africains. Selon les données du groupe, celui-ci revendique une capacité de production supérieure à 7 millions de tonnesde ciment et de clinker ainsi que 100 000 tonnes d'acier par an. Il emploie directement près de 5 000 personnes sur le continent et génère environ 10 000 emplois indirects.







