Le gouvernement congolais a adopté mardi en Conseil des ministres, réuni à Oyo sous la présidence de Denis Sassou N’Guesso, le projet de loi de finances pour l’exercice 2026, arrêté à 2 501,4 milliards FCFA de recettes et 2 267,2 milliards FCFA de dépenses, soit une légère contraction par rapport à 2025, selon le compte rendu officiel de la réunion.
Le ministre des Finances, Christian Yoka, a précisé que ce budget s’inscrit dans un environnement international marqué par la résilience de l’économie mondiale et vise à « conforter l’ambition de promouvoir une économie diversifiée, plus dynamique et inclusive ». Le texte prévoit un excédent budgétaire de 234,2 milliards FCFA, contre 352 milliards en 2025, principalement destiné à la réduction du besoin de financement du Trésor.
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Le projet de loi table sur une croissance économique de 3,6 % en 2026, après 3,1 % cette année, et une inflation maîtrisée à 3,0 %, conforme au seuil communautaire de la CEMAC. Les recettes pétrolières reposent sur une production estimée à 105 millions de barils et un prix moyen du brut congolais de 60,3 dollars, avec un taux de change fixé à 550 FCFA pour un dollar.
Le budget 2026 s’articule autour de quatre priorités : l’amélioration de la mobilisation des recettes, la rationalisation des dépenses, la soutenabilité de la dette publique et le renforcement de la résilience économique. Il prolonge les réformes engagées dans le cadre du Programme des Réformes Économiques et Financières de la CEMAC (PREF-CEMAC) et de la Facilité élargie de crédit (FEC) du FMI.
Le Conseil a également adopté la loi de finances rectificative 2025, qui prévoit un excédent de 352 milliards FCFA, ainsi que la loi de règlement définitif du budget 2024, clos sur un solde positif de 21,5 milliards FCFA.



