Dans une interview accordée le 26 avril 2025 à l’Agence de presse russe African Initiative, le président Congolais Denis Sassou Nguesso a exprimé l’intention de son pays d’intégrer le groupe des BRICS+ actuellement composé de 10 pays à savoir : le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud, l’Iran, l’Egypte, les Emirats arabes Unis, l’Indonésie et l’Ethiopie. Si la candidature du Congo est validée dans les mois à venir, le Congo deviendrait le troisième pays africain et le premier de la zone CEMAC à faire partie de cette organisation.
En attendant que cette ambition se confirme, le chef d’Etat congolais y voit déjà une grande opportunité non seulement pour son pays mais aussi pour l’Afrique en général. « J’ai participé à un certain nombre de réunions des BRICS. La dernière a eu lieu en Russie, j’étais présent. Nous avons senti que les BRICS sont en train de s’ouvrir aux autres Etats. Je pense que c’est une belle ouverture et des projets des BRICS sont à notre avis intéressants pour l’Afrique et pour notre pays spécialement. Nous pensons que si cette ouverture des BRICS se confirme, le Congo est prêt à prendre sa place dans les BRICS+ », a-t-il déclaré.
Cette ambition du Congo d’intégrer les BRICS+ intervient au moment où les Etats-Unis, piliers du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) continuent de mettre à exécution leur décision d’augmenter les droits de douanes sur les importations. Bien que pays en voie de développement, le Congo pourrait fortement apporter au sein des BRICS. Le pays est riche en ressources naturelles notamment le pétrole, le gaz, les minerais et les ressources forestières ; lesquelles pourraient contribuer à la sécurité énergétique et à la croissance économique des pays membres des BRICS+. De plus, le pays de Denis Sassou Nguesso, est bien placé pour contribuer à la diversification des échanges commerciaux entre les pays membres des BRICS, en leur offrant de nouvelles opportunités de marché et de coopération économique. En outre, le Congo dispose d’un accès à la mer, ce qui pourrait faciliter les échanges avec les BRICS+.
En retour, l’intégration du Congo au sein des BRICS pourrait faire exploser le volume des investissement directs étrangers (IDE). A titre d’illustration, selon a Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), le Congo n’a capté que 532 millions de dollars en 2022, soit 317,5 milliards de Fcfa (14,7%) sur un volume global de 3,6 milliards de dollars (environ 2 156 milliards de Fcfa) en Cemac en 2022. Le pays devrait également surfer sur le transfert des technologies ou encore le renforcement des capacités institutionnels et économiques.
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