visa-2026-08-01
Breaking News
Chargement des breaking news...
Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Magazine
    Bientôt disponible...
Je m'abonne
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
Business et EntreprisesEecomembre

Eau potable : bilan de Camwater, un an après la fin de l’affermage

L’unique entreprise désormais de charge du service de l’eau potable au Cameroun réclame une augmentation de la production nationale de 160 000 m3/jour.

Publiée vendredi 10 mai 2019 à 19:53:53Modifiée jeudi 2 mai 2024 à 17:30:39Temps de lecture 7 minPar EcoMatin

Camwater
La fin de l’affermage dans le secteur de l’eau potable au Cameroun, il y a un an n’aura donc pas complètement asséché les robinets. Au contraire, la Camwater Utilities Cameroon (Camwater) qui, après sa fusion avec l’ex-Camerounaise des Eaux (CDE), réclame même une augmentation de la production nationale de 160 000 m3 par jour. Cette performance, explique-t-on, a pu être possible grâce à la mise en service par Camwater des nouvelles unités de production. C’est notamment le cas de plus de 25 000m3/jour en provenance de Yato pour renforcer la desserte dans la ville de Douala, la mise en service de deux nouvelles unités de production à Akomnyada pour l’approvisionnement en eau potable de la ville de Yaoundé, avec un apport d’un volume supplémentaire de 85 000m3/jour qui a permis d’atténuer le rationnement d’eau dans la capitale du Cameroun. Tout comme la mise en service des nouvelles unités de traitement dans les villes de Bafoussam, Kribi, Sangmélima et  Meyomessala. D’autres projets visant à booster la production nationale en eau potable sont en cours de réalisation. Notamment, le projet de réhabilitation et d’extension de l’alimentation en eau potable des villes de Bertoua, Edéa et N’Gaoundéré. Ces  trois villes explique-t-on, verront en fin d’année 2019, leur offre en eau potable doublée, voire triplée, puisqu’elles passeront respectivement de 2880  m3/j à 10.500 m3/j, de 3.600 m3/j à 10350 m3/j et de 9.760 m3/j à 26.800 m3/j. En marge du réseau qui sera densifié en vue de rapprocher le réseau de la population, de nouvelles bornes fontaines seront mises en service, dont le choix de l’implantation se fait avec la collaboration des mairies. C’est ainsi que ces 3 villes disposeront chacune de 60 bornes fontaines payantes, et même de 70 à N’Gaoundéré, explique-t-on. Il y a aussi le projet d’alimentation en eau potable de des villes de Meyomessala, Nkongsamba, Melong et Kekem. Ce projet vise à renforcer les capacités de production et de stockage de ces villes, en alimentant au passage également la ville de Baré. Si les travaux de Meyomessala sont déjà terminés avec un accroissement de production de plus de 2.000 m3/j, ceux de Nkongsamba, Melong et Kekem s’achèveront d’ici juillet 2019 et permettront d’augmenter l’offre en eau potable de ces villes de près de 15.000 m3/j. les capacités de stockage seront également renforcées respectivement de 750 m3 et de 3.250 m3. L’on n’oublie pas les projets d’alimentation en eau de tous les stades et les structures hôtelières devant recevoir la Coupe d’Afrique des nations (Can). Toutes les extensions de réseau nécessaires pour alimenter les complexes sportifs, stades et hôtels ont été réalisées dans les délais et leur mise en eau est effective, apprend-on. Il s’agit notamment des infrastructures des villes de Douala, Yaoundé, Garoua, Bafoussam, Limbe et Buea, renseigne Camwater. Il y a aussi le projet d’alimentation en eau potable de 9 villes dont la première phase porte sur 4 villes : Sangmélima, Kribi, Bafoussam et Bamenda. La mise en service des systèmes d’alimentation en eau potable des 3 premières villes, informe Camwater, a été effective grâce au raccordement au réseau Eneo des usines de traitement et des stations de reprise.  Camwater de plus en plus réactif C’est une image que les habitants des villes couvertes par le réseau de distribution d’eau potable sont déjà habitués : les ruptures des canalisations d’eau potable avec l’eau qui s’écoule dans la nature, pendant que les robinets sont à sec. Mais depuis un an, Camwater est de plus en plus présente sur le terrain pour parer à ces situations. Avec notamment, son dispositif d’intervention à réaction rapide (DIRR) sur l’étendue du territoire national pour les interventions diverses (réseau, équipements électromécaniques, etc.). Ce dispositif, informe-t-on, a été créé en octobre 2018 par le directeur général, Gervais Bolenga, à l’effet de renforcer les structures locales en cas de rupture d’eau dans le réseau pour plus de célérité dans les interventions afin de répondre aux multiples attentes des abonnés. Et en termes de réalisations, l’on fait état de la mise sur pied de plusieurs plateformes d’échange avec les populations (groupe Wathsapp, numéros utiles, page facebook); plus de 90 interventions sur les casses de conduites par mois depuis la création. Mais aussi, plus de 2600 ml de réseau d’approvisionnement en eau potable réalisés, renforcés ou mis en profondeur ; environ 480 branchements repris et réalisés. Le tout pour un taux moyen de réactivité aux plaintes des populations à travers les plateformes estimé à 75%. L’amélioration de la qualité du service offert de Camwater pourrait aussi s’expliquer par la dépense de moins en moins vis-à-vis de l’opérateur de distribution d’énergie électrique. Face à l’insuffisance de la couverture des besoins énergétiques qui impacte fortement sur sa production, et partant, sur la qualité de son service, Camwater informe qu’un programme de mise en place de groupes électrogènes a été entrepris. Pour ce faire, cette entreprise a procédé à l’évaluation de tous les besoins et contraintes des sites à doter d’un groupe électrogène, pour une adéquation des équipements aux besoins. Parallèlement, dans la perspective de réduire les charges énergétiques liées à la production et à la distribution, Camwater envisage l’éventualité de construire à terme des stations photovoltaïques, et a pour ce faire, tenu quelques séances de travail avec spécialistes d’énergie solaire. Un effort semble également avoir été fait par la Camwater pour améliorer la qualité de l’eau mise à  la disposition des populations. Ainsi, sur le plan de la qualité de l’eau, l’entreprise de de production et de distribution d’eau potable au Cameroun indique qu’il y a eu un renforcement des contrôles aux niveaux central et régional ; l’intensification du nettoyage des ouvrages et purges dans le réseau, pour un nombre d’échantillons contrôlés de 7500, un taux de conformité bactériologique de 96% et un taux de conformité physicochimique de 93%. Un climat social pourtant malsain au sein de Camwater Les résultats de Camwater depuis l’arrivée de Gervais Bolenga à la tête du top management de cette entreprise tranchent net avec le climat social au sein de cette entreprise. Selon certaines indiscrétions, il existerait des clans au sein de la structure. Les responsables nommés par les anciens directeurs généraux de cette entreprise leur étant restés totalement fidèles. Toute chose qui ne garantit une saine et bonne collaboration avec la nouvelle dirigeante. Cette situation serait à l’origine des dysfonctionnements managériaux préjudiciables à la distribution de l’eau à Douala, lesquels ont amené la tutelle, le ministre de l’Eau et de l’Energie, Gaston Eloundou Essomba, à demander des comptes au DG de Camwater. En effet, le Minee a saisi, le 29 avril dernier, le directeur général de la Camwater au sujet de l’approvisionnement de la ville de Douala. « Par note d’information du 23 avril 2019 dont j’ai reçu copie, le directeur régional de Douala agglomération de la Camwater rend compte au préfet du département du Wouri d’un certain nombre de dysfonctionnements managériaux, préjudiciables à la continuité du service public de l’eau potable, au maintien de l’ordre et à la préservation de la paix socio-politique dans la ville de douala », écrit le Minee. Cette correspondance relève plusieurs dysfonctionnements au sein de la Camwater à Douala. Notamment, l’insuffisance des fonds alloués au paiement des tâcherons ; le risque de rallonge des délais de paiement desdits tâcherons ; la mise à disposition tardive de l’accréditif mensuel ; le fonctionnement des équipements sans autres équipements de secours et l’insuffisance des ressources financières pour la conduite des interventions techniques. Pour remédier à la situation, Gaston Eloundou Essomba demande à Gervais Bolenga de prendre, « de toute urgence, les mesures idoines qui s’imposent, tendant dans un bref délai, à mettre un terme à ces dysfonctionnements». Le cas de douala est symptomatique du problème de distribution de l’eau potable dans les grandes villes au Cameroun. Mais en février 2019, le concessionnaire public du secteur de l’eau a annoncé un « plan d’investissement prioritaire » pour réhabiliter les infrastructures de distribution en délabrement. Le DG de Camwater, lui-même, reconnaissait à cette période que le vieillissement des infrastructures de distribution de l’eau est tel que certaines connaissent un rendement inférieur à 25 % de leur potentiel.

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
La suite après cette publicité
diamondcapitalconvention-2026-08-18-in article
  • Accueil
  • Business et Entreprises
  • Eau potable : bilan de Camwater, un an après la fin de l’affermage
CamwaterEau potableGervais BolengaCamerounaise des EauxArchive
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

EpremiumFrancis Nana DjomouAgro-industrieLe patron de Biopharma, Francis Nana Djomou, se lance dans l'aviculture industrielleLe patron de Biopharma ne compte visiblement pas s'arrêter aux cosmétiques. L'industriel camerounais prépare son entrée dans l'aviculture couvrant toute la chaîne de valeur, de l'élevage à la transformation alimentaire.​il y a 5 heuresEpremiumATR-100135HD-scaledBusiness et EntreprisesGuinée équatoriale : Malabo négocie l'achat de six ATR 72-600 pour Ceiba IntercontinentalMalabo envisage également l’installation d’un centre de maintenance aéronautique dans le pays.il y a 5 heuresCérémonie de Clôture du Draft ANAFOOT : Une Nouvelle Génération de Talents CélébréeBusiness et EntreprisesPartenariat : Orange Cameroun et l’ANAFOOT propulsent 60 jeunes talents aux clubs professionnelsLa 4e édition du Draft de l’Académie nationale de football (ANAFOOT) s’est tenue le 26 août 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, avec le soutien d’Orange Cameroun. Une initiative qui illustre l’engagement de l’opérateur télécommunications dans la promotion du football et l’accompagnement de la jeunesse camerounaise.il y a 6 heuresEpremiumCDCBusiness et EntreprisesCameroun : la relance de la CDC rattrapée par un litige foncier à MutengeneCinquante-deux palmiers en pleine production ont été abattus le 20 août sur une plantation stratégique pour l’entreprise. Le différend, qui remonte à plusieurs années, est désormais pendant devant la Cour suprême.il y a 7 heuresATR 72-500Business et EntreprisesTransport aérien : Royal Airways Tchad acquiert un ATR 72-500 pour lancer ses opérations vers le Bénin et le NigeriaEn pleine phase d'expansion, la compagnie privée tchadienne densifie sa flotte avec un aéronef de plus grande capacité pour soutenir l'ouverture imminente de nouvelles lignes vers l'Afrique de l'Ouest.il y a 11 heuresEpremiumUsine de raffinage d'huile végétaleAgro-industrieCameroun : le producteur des savons Sanet veut construire une nouvelle huilerie à DibombariL’investissement intervient quelques mois après le renforcement de son capital à 9,7 milliards de FCFA, dans un secteur confronté à un déficit persistant de matière première.​il y a 1 jour

Articles similaires

Epremiumsiège Arab contractorPolitiques PubliquesLe Cameroun menace de résilier un contrat de 7,5 milliards de FCFA avec Arab Contractors à YaoundéLa filiale camerounaise du groupe égyptien dispose de trois semaines pour convaincre le ministère de l'Habitat de maintenir son contrat.​il y a 7 heures
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1Cybercriminalité : le Cameroun dans le viseur d’Interpol après 40,5 millions d’incidentsil y a 3 jours2Cameroun : Ariane de Rothschild et Pierre Guerrini se disputent un domaine de chasse de 1 640 km²il y a 3 jours3Cameroun : la Présidence de la république relance la cession de l’ex Société générale au tandem NSIA-CNPSil y a 2 jours4Cameroun : après le gel de la cession, Yaoundé dépêche un comité interministériel sur les sites de Sosucamil y a 2 jours5Cameroun : combien gagnent les DG des entreprises et établissements publics ?il y a 3 jours6Transport aérien : Asky Airlines brise le monopole d'Afrijet sur la liaison Yaoundé-Banguiil y a 5 jours7Deloitte Afrique Centrale échappe à la dissolution anticipée malgré des fonds propres inférieurs à la moitié de son capitalil y a 2 jours8Cameroun : l'égyptien Arab Contractors piétine sur trois projets routiers de 134 millions de dollarsil y a 6 jours9Hilton Yaoundé : les factures impayées des clients grimpent à 7,7 milliards FCFA (+31 %)il y a 2 jours10Hydrocarbures : Brazzaville valide 23 milliards USD d'investissements chinois pour doper la production pétrolièreil y a 6 jours
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.