Au Cameroun, les estimations de la demande en riz blanc s'élèvent à 648 085 tonnes contre 140 710 tonnes seulement pour ce qui est de l’offre en 2024. L’écart entre la production et la demande dégage un déficit qui se situe à environ 507 375 tonnes de riz. C’est ce que révèle le rapport sur le Plan intégré d’import substitution agropastoral et halieutique (Piisah) dressé par le ministère de l’Economie.
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A l’observation, ce déficit est en hausse de 11 964 tonnes (+3%) par rapport à celui affiché en 2023. En même temps, le déficit se situe sur une courbe ascendante depuis 2020. En effet, pour une demande de 576 949 tonnes de riz cette année-là, l’offre est ressortie à 115 763 tonnes pour un déficit de -461 186 tonnes. Résultats des courses, en l’espace de 05 exercices (2020-2024), le déficit en riz progresserait de 46 189 tonnes, la demande nationale augmenterait de 71 136 tonnes pour une population estimée à 27,4 millions d’habitants d'après le document supra indiqué.
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Par contre, la capacité de production n’aura augmenté que de 24 947 tonnes de riz sur la période sous-revue. Des prévisions qui sont en contradiction avec les objectifs visés par le Piisah qui entend réduire le déficit de la balance commerciale à travers la substitution des produits importés par la production locale. Notons que selon le Minepat, « la demande du riz est étroitement liée à la croissance démographique de la population, au taux d’urbanisation et à l’indice de consommation du riz par habitant qui est d’environ 25kg/hbt/an ».
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Ce déficit projeté en matière de disponibilité de riz présage une hausse des importations de cette céréale. A en croire l’Institut national de la statistique (INS), le Cameroun a dû dépenser 264,3 milliards de Fcfa (+27,1%) pour importer 841 464 tonnes de riz (+8,4%) en 2022. Pour inverser la tendance, le Piisah devra lever un certain nombre de contraintes aux rangs desquelles : le caractère extensif des cultures ; les difficultés d’accès des paysans aux variétés à haut rendement et aux fertilisants ; la vétusté des infrastructures d’aménagement ; l’insuffisance des interventions en matière d’aménagements hydro agricoles ; l’insuffisante professionnalisation des exploitants ; le difficile accès et la vétusté du matériel de décorticage ; ainsi que le taux élevé des pertes post-récoltes, etc.
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