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Finances publiques: l’Etat a réglé des arriérés budgétaires de 1 266 milliards

La situation provisoire des restes à payer de l’Etat et des collectivités territoriales décentralisées au 31 décembre 2018 reste maîtrisable, selon la direction générale du Trésor.

La direction générale du Trésor (DGT) dirigée Moh Tangongho Sylvester, vient de publier une note qui renseigne sur certains engagements financiers du Cameroun au cours de l’exercice 2018 qui vient de s’achever. Selon la DGT, l’Etat du Cameroun a effectué un règlement de 1 266,915 milliards FCFA en 2018 au titre des arriérés budgétaires.

Ce montant représente à peu près le quart des restes à payer, car le Centre d’analyse et de recherche sur les politiques économiques et sociales (Camercap), think tank du gouvernement camerounais, avait déjà fait le constat selon lequel l’Etat du Cameroun a atteint la barre de 6 000 milliards FCFA en 2017, en ce qui concerne les arriérés relatifs aux dépenses budgétaires et hors budget. Ces arriérés sont connus sous le vocable « reste à payer ».

Pour l’exercice 2019, le plan de la DGT est de poursuivre avec l’assainissement des instances de paiement du trésor  qui reste le principal défi à relever dans le cadre de la gestion de la trésorerie

Le commentaire de la DGT : « La situation provisoire des restes à payer budgétaires de l’Etat et des collectivités territoriales décentralisées au 31 décembre 2018 reste maîtrisable. » Pour l’exercice 2019, le plan de la DGT est de poursuivre avec l’assainissement des instances de paiement du trésor  qui reste le principal défi à relever dans le cadre de la gestion de la trésorerie. « Les actions en cours permettront d’apurer de façon significative le volume des restes à payer, et conduiront à un stock nul à leur terme », explique le Trésor.

Camercap recommande la production d’une situation trimestrielle des « restes à payer » et montants dus pour les exercices budgétaires antérieurs. Il prescrit également le respect des dates de clôture des opérations budgétaires et comptables. Sans oublier la régulation des dépenses au niveau de l’engagement et le non-règlement.

Ainsi, pour une gestion de la politique budgétaire saine, le gouvernement camerounais devrait, de l’avis de Camercap, privilégier quelques bonnes pratiques dont un audit externe des arriérés relatifs aux dépenses budgétaires et hors budget (non engagées et sans ordre de paiement) des années antérieures et envisager un mécanisme de titrisation et leur mise en vente à la Bourse de Douala.

La Rédaction EcoMatin

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