Le ministère des Finances (Minf) vient de rendre publique la classification des entreprises publiques au Cameroun par un arrêté de son patron, Louis Paul Motaze. Classification publiée « mis à jour après trois ans, conformément à la règlementation en vigueur », précise l’arrêté du Minfi. Ainsi, pour cette édition publiée en août 2026; 34 entreprises publiques sont classées contre 36 en janvier 2023 et 35 en 2020. L’entreprise de télécommunications Camtel trône à la première catégorie accompagnée de six autres entreprises avec 177,9 milliards FCFA de chiffre d’affaires en 2023 (+17,79%).
Parmi elles, deux connaissent une ascension. Il s’agit de la Compagnie camerounaise d'aluminium (Alucam) dont le chiffre d’affaires s'est établi à 94,4 milliards de FCFA en 2024, en baisse de 10 % par rapport aux 105,3 milliards de FCFA enregistrés en 2023. Le Port autonome de Douala (PAD) passe de la deuxième catégorie au 3 janvier 2023 à la première catégorie après avoir été à la troisième catégorie en mai 2020. Cette entreprise a réalisé un chiffre d’affaires était de 114,19 milliards de FCFA en 2024 contre 119,6 milliards de FCFA en 2023.
Une entreprise fait son entrée aussi bien dans cette première catégorie que dans la classification en général. Il s’agit de la société camerounaise d’électricité (Socadel), jadis appelé Eneo, qui a été reprise par l’Etat en mai 2026. Une seule, la Société nationale de transport d’électricité (Sonatrel) loge à la deuxième catégorie où elle est maintenue, pendant que sept entreprises se retrouvent à la troisième catégorie. Parmi elles – et en tête – la compagnie nationale de transport aérien Camair-Co, qui, il y a trois ans, était dans la quatrième catégorie.
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Cette classification enregistre une sortie. Notamment celle de la cotonnière industrielle du Cameroun (Cicam), qui connaît des difficultés financières depuis plusieurs années. Sort aussi de ce classement, le Crédit foncier du Cameroun, logé dans la quatrième catégorie du dernier classement et la société de recouvrement des créances, jadis logée à la cinquième catégorie. Pour le ministère des Finances, « ces deux entreprises publiques opérant dans le domaine financier sont régies, en ce qui concerne le régime de rémunération des administrateurs et des dirigeants sociaux par des dispositions applicables au secteur bancaire ».
Critères
Cette classification en cinq catégories (de la 1ère à la 5e catégorie) s'appuie sur des critères de chiffre d'affaires, de rentabilité financière ou de classification réglementaire par le ministère des Finances. Ainsi, selon les données officielles, la première catégorie renvoie aux entreprises réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 100 milliards FCFA. La deuxième catégorie : entre 50 et 100 milliards FCFA ; la troisième catégorie : entre 10 et 50 milliards FCFA ; la quatrième catégorie : entre 5 entre 10 milliards FCFA et la cinquième catégorie : inférieur ou égal à 5 milliards FCFA.
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Le Minfi précise dans cet arrêté que la classification porte sur la performance réalisée pour le compte des exercices 2022, 2023 et 2024 et est opéré en « application des dispositions de l’article 11 du décret n°2019/321 du 19 juin 2019 fixant les catégories d’entreprises publiques, la rémunération, les indemnités et les avantages de leurs dirigeants », dit l’arrêté ministériel.











