Les détenteurs de passeports diplomatiques et de service du Gabon et de la République démocratique du Congo (RDC) deux pays d’Afrique centrale, n'auront plus besoin de visa pour entrer sur le territoire de l'un ou l'autre pays. Les deux chefs d'État respectifs Oligui Nguema et Félix-Antoine Tshisekedi, ont signé le 16 août 2026 trois accords, dont le principal porte sur l'exemption de visa pour cette catégorie de voyageurs, « afin de faciliter les déplacements officiels entre les deux pays », précise un communiqué de la présidence gabonaise.
Le second accord insiste sur la coopération dans plusieurs secteurs, notamment environnemental et minier, avec un accent particulier sur la transformation locale des ressources. Si les termes spécifiques concernant la contrepartie de chacun ne sont pas révélés pour le moment, il convient néanmoins de préciser que le sous-sol du Gabon possède une grande diversité de ressources minérales, dominé par le manganèse dont il est un acteur mondial de premier plan. Libreville, s’engage prévoit d’ailleurs de mettre fin à l’exportation de ce minerai dès 2029 pour valoriser la transformation locale. Le pays cherche activement à diversifier son économie minière au-delà du pétrole en valorisant le fer, l'or et de nouveaux gisements, renseigne Forbes Afrique.
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Quant à la RDC, elle détient près de 70 % de la production mondiale de cobalt, est le premier producteur africain de cuivre, et abonde en or, coltan et diamant, rappelle le Service géologique national de la RDC. Brice Clotaire Oligui Nguema du Gabon et Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo de la RDC ont réaffirmé la nécessité pour l’Afrique d’accélérer la transformation locale de ses ressources naturelles, afin de créer davantage de valeur, favoriser l’industrialisation et développer les échanges entre pays africains.
Outre les mines, d’autres secteurs d’un intérêt économique font partie des trois accords. Il s’agit notamment de l’agriculture, des infrastructures, des transports, de l’énergie, des mines, de la formation professionnelle et du numérique. En dehors des trois accords, les deux chefs d’Etats ont convenu de la valorisation du patrimoine naturel du Bassin du Congo, le deuxième massif forestier au monde après l’Amazonie (Amérique du Sud). Cet espace peut revêtir un intérêt financier car, les deux pays peuvent capter des fonds climatiques via le marché du carbone.
Une Commission mixte sera également mise en place afin d’assurer le suivi et la mise en œuvre de ces accords, renforçant ainsi une coopération bilatérale déjà dynamique entre le Gabon et la République démocratique du Congo.












