Désormais, c’est le Fonds Gabonais d’Investissements Stratégiques (Fgis) qui va gérer les actifs de la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG). C’est ce qui ressort d’un communiqué publié le 26 mai par la présidence de la République du Gabon. « A compter de cette date, la gestion de la SEEG sera pleinement rétrocédée à ses organes sociaux réguliers, conformément aux Statuts de la société et aux dispositions de l’Acte Uniforme OHADA relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique. […] Dans ce contexte, le Fonds Gabonais d’Investissements Stratégiques (FGIS), en sa qualité d’actionnaire majoritaire, est invité à prendre toutes les dispositions nécessaires en lien avec cette rétrocession de gestion », a annoncé la présidence la République du Gabon.
Lire aussi : Eau et énergie : la Banque mondiale injecte 91 milliards FCFA pour soutenir la SEEG au Gabon
La même source indique qu’en conséquence, les fonctions de l’administrateur provisoire de la SEEG prennent fin à cette même date, conformément à une ordonnance du Tribunal de Commerce de Libreville en date du 28 février 2025. Dans cette veine, il est demandé au ministre de l’Accès Universel à l’Eau et à l’Electricité, ainsi qu’à celui de l’Economie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie Chère, de veiller « à la bonne exécution de ces mesures qui seront entérinées en Conseil des ministres, dans l’intérêt supérieur de la Nation et au bénéfice des usagers ».
Administration provisoire
La SEEG a été placée sous administration provisoire le 27 août 2024. A l’époque, avait expliqué la présidence de la République, dans le but était de redresser la SEEG en crise en raison de dysfonctionnements affectant l'entreprise, y compris des violations de sécurité informatique, des soupçons de fraudes, ainsi que des décisions controversées prises par la direction actuelle.
Lire aussi : Gabon: le français Suez veut investir 131 milliards FCFA pour améliorer l'accès à l'eau
Au cours de la même cette période, il y a eu une refonte de l'organigramme de la SEEG ainsi qu’une réduction du nombre de directeurs, qui est passé de 51 à 14, avec 21 divisionnaires. Il était prévu également de renégocier la dette de la société avec un plan d'apurement, ainsi que la réduction des prix des compteurs. C’est ainsi que les prix des compteurs monophasés ont été fixés au coût de 70 000 FCFA au lieu de 140 000 FCFA. Quant aux compteurs triphasés, ils étaient installés au coût unitaire de 120 000 FCFA au lieu de 280 000 FCFA.
Au moment où la présidence de la République annonce la rétrocession de gestion de la SEEG au Fgis, les informations sur les résultats de l’administration provisoire n’ont pas encore été communiqués. L’on attend donc de savoir quelle serait désormais la valeur réelle des actifs rétrocédés au Fonds.



